mercredi 23 juillet 2014

Départ de Queenstown - Deuxième du nom !


Pour récapituler, après le festival, nous sommes retournés chez Pascale et sa fille Nevada pour qui nous avions gardé la maison en septembre dernier. Elles se sont accordées en cette fin de mois d'Avril un petit séjour à Sydney. Nous veillions ainsi sur leurs petites créatures à poils pendant leur absence.
A leur retour nous parlons de projets et de fil en aiguille, nous voilà en « Wwoofing ». En échange de quelques heures de jardinage par jour, Pascale nous loge et nous nourrit. Nous sommes aux anges, l'envie d'aller re-tailler des vignes nous faisant largement défaut.
On coupe de l'arbre. On nettoie de la terrasse au Karcher. On broie ce qui reste des arbres. On coupe quelques herbes et on en débroussaille d'autres.


Mais on construit une cabane aussi. Et pas de la chiure hein (oui c'est grossier mais j'aime) ! Toile d'arai-gnée en corde, plusieurs étages, barre de pompier (mais si la barre en acier là, qu'utilisent les pompiers et les stripteaseuses), mini-tyrolienne, mur d'escalade et j'en passe. Pas de la tarte non didiou qu’on vous dit.

Nevada dans son saule-pleureur préféré
Parfois on change de rythme. Robin part par exemple pour un travail de 3 jours. Sa mission, s'il l'a accepté (et c'est le cas) : creuser des trous. Il y a plus épique on le concède.
Même le gentil monsieur de l'agence d'intérim en rigole. Cela dit, c'est tout de même du sérieux, il doit pas-ser un test de détection d'une dizaine de types de drogues différentes. D'ici qu’il se prenne pour un lapin et veuille faire sa vie dans un de ces trous ?
Il décroche un autre job avec une société de construction. Encore des trous.

Elodie, pendant ce temps, travaille sur le tournage d'une publicité. Oui, mannequinat, carrière d'actrice, de créatrice publicitaire... tout cela n'a jamais été aussi proche !
Du moins c'est ce que Robin s'imagine qu'elle s'imagine. Dans les faits, elle  transforme d'un twist de poignet bien placé le rouge STOP en vert et libérateur GO avant de faire signe aux voitures d'avancer.

Road Controler - Clyde
En exclusivité OudyeWood, voici son témoignage poignant:
« Road controller. Ca sonne toujours mieux en anglais avec une petite touche d'accent.
Rdv 5h30 du matin, je me console en pensant au petit déjeuner offert à mon arrivée.
Une entreprise de pain australienne décide de tourner sa prochaine pub dans le petit village de Clyde (non Bonnie n’est pas là) pas très loin de Queenstown. On ne comprendra pas très bien le déplacement jusqu'en Nouvelle Zélande pour au final ne pas utiliser montagnes alpines, neige ou quelque chose du genre que l’on ne trouve pas en Australie.
L'enseigne du boucher de la rue principale doit vraiment leur plaire. Ou bien le patron de la fabrique de pain avait envie de se payer un séjour au ski tous frais payés.  Je penche pour la première option.
Mon rôle pendant 11h: empêcher les voitures de ruiner la future publicité axée amateur de tartines.
Au final ça valait le coup rien pour regarder un type habille en pâtissier avec une grosse moustache avec une miche sous le bras poursuivit par une meute de passant aguichée par l'odeur du levain ! En boucle. Pendant 11h. » 

Mais voilà, le temps passe et trois mois après notre arrivée (la deuxième du nom) sur Queenstown, il est grand temps d’aller se faire voir ailleurs et de rendre sa liberté à Pascale, qui nous a accueilli bras, four et porte d’une chambre douillette grands ouverts.

At Pascale's
La meilleure table de Queenstwon : at Pascale's

Nous quittons donc une nouvelle fois Pascale, Nevada dans sa cabane, Bloom la petite chienne ultra-poilue, Pebble le chat-qui-mordille-les-couvertures-en-les-malaxant-et-en-nous fixant-sans-jamais-cligner-des-yeux-même-que-c’est-un-peu-stressant et Sky le chat-tout-doux.

Nous avons passé nos journées à travailler à mi-temps dans le jardin et il est temps pour nous de travailler pour gagner des sous (bien !) et à plein-temps (moins bien…). Mais nous prévoyons de revenir sur Queenstown pour le prochain challenge : "Tu visitera la Fear Factory et Chicken tu ne criera point."
Nous allons tester la maison hantée géante de Queenstown. Si l'on crie "Chicken" (poule mouillée), les lu-mières se rallument, l'aventure s'arrête là, on perd notre défi et on vient implémenter le nombre des 6300 poules mouillées passées par ici.

Nous trouvons une mission d’une semaine via une agence d’intérim. Au programme, désherbage de pieds de vigne. On n’avait pas encore fait ça.
On retrouve l’équipe d’un vignoble pour lequel on avait travaillé quelques mois plus tôt pour la récolte et on se met au travail.

Equipe "weed-busters" - Mount Edward - Cromwell

C’est là qu'on a compris. On s'imaginait en train d’arracher les mauvaises herbes à la main, sur fond de musique issue de La petite maison dans la prairie. Mais non, on récupère de petites pioches et… on creuse. DES TROUS.
Tout est clair, nous sommes la cible du complot du TROU.

Au passage on fait la rencontre de Peter, notre superviseur (alias celui qui vient constater que l’on a massacré un bon nombre de pieds de vignes en tapant de travers avec la pioche).
Nous faisons une découverte intéressante.
Depuis longtemps, nous nous efforçons de percer le mystère de la Pavlova en Nouvelle Zélande. Matériellement il s’agit d’un gâteau, sorte de grosse meringue dans laquelle on ajoute crème et fruits.
Mais symboliquement, c’est la baïonnette au bout des fusils Kiwis unanimement braqués sur les Australiens.
On le sait déjà, la Nouvelle Zélande et l’Australie se chamaillent pour pas mal de choses de la plus haute importance (il faut dire qu’il y a pas foule dans le coin à part ces deux pays) : le rugby et la Pavlova en sont les deux plus gros sujets de discorde.
Du point de vue Australien, la Pavlova est indubitablement Australienne.
Du point de vue Kiwi, les Australiens sont tous des quiches au kangourou et la Pavlova est typiquement Kiwi.

Probablement nommée en référence à une ballerine Russe (non on ne voit pas le rapport entre le ballet et la meringue), le sujet est tellement sensible que même Wikipédia refuse de prendre part et écrit : « Le dessert a été inventé après un voyage de Pavlova en Australie et en Nouvelle-Zélande. Les deux pays revendiquent l'invention de la Pavlova, ce qui est source de conflit. » ; « Keith Money, biographe d'Anna Pavlova, rapporte que le chef d'un hôtel de Wellington créa le plat lorsque Pavlova y séjourna en 1926 pendant un tour du monde. Les Australiens par contre soutiennent que la Pavlova est un gâteau inventé par Bert Sachse à l'Esplanade Hotel de Perth le 3 octobre 1935. »

 Wayne
Le mystère reste donc entier et les enjeux énormes. Il s’agit tout de même de blanc d’œuf battu.
Bref, pour en revenir à nous, On demande régulièrement les avis des Kiwis que l’on rencontre pour récupérer le maximum d’informations pouvant nous permettre d'élucider l’affaire. Jusqu’ici deux témoins se sont révélés particulièrement utiles.
- Wayne tout d’abord, avec qui l’on a travaillé sur le Queenstown Bike Festival, qui nous confesse que la Pavlova a probablement été créée en premier en Australie (!). Mais les Australiens étant, on cite, « trop stupides pour savoir écrire », les Kiwis ont rédigé la recette en premier et ont donc fait entrer le gâteau dans l’histoire.
Peter

- Ensuite, Peter.
Après des jours de travail à ses côté et d’acharnement de notre part, il nous avoue sans retenue que non seulement, la Pavlova est définitivement Kiwi mais également que sa mère inventa elle même la recette originale (elle s’appellait Pavlova). Les Russes sont hors du coup.
Il nous confie même que même si sa mère refusa de céder la recette à qui que ce soit avant de décéder, elle l’a probablement déposé à l’abri dans le coffre-fort familial. Nous n’avons pas réussi à lui faire cracher d’autres morceaux. Mais étant invités chez lui, nous passerons un jour où l’autre et nous percerons le mystère à jour.


Depuis, nous sommes à Cromwell, pas très loin de Queenstown et nous travaillons de temps à autre en intérim. On se trouve dans une petite chambre douillette, dont le prix est raisonnable, très bien équipée, dénichée complètement par hasard.
Le prix est très raisonnable même. La propriétaire ne veut des locations que d’une ou deux semaines maximum. Elle est gentille et nous faisons la connaissance de ses deux chiens qui ne cessent de demander des câlins dès qu’ils aperçoivent un humain.

Tableau - Les 3 laiderons
On s’installe. Un détail nous trouble tout de même. Ce tableau. Sincèrement, il fait peur. Qui peut bien peindre une brochette de trois têtes de petites filles moches, dont l’une à une tête de sole, des yeux énormes fixant d’un regard lourd de menaces.

Première nuit passée au chaud dans le lit confortable. Au réveil, mini-torticolis car soit disant Robin aurait essayé de dormir avec 3 oreillers. Coïncidence ? On ne sait pas.

Et si… Le prix était trop raisonnable, parfait pour attirer du sang neuf. Une à deux semaines ? Les voisins ne remarqueront pas si quelques personnes disparaissent avec ce changement perpétuel.
Les propriétaires sont toujours absents ! Les chiens n’aboient pas. Ne gémissent pas. Ne grognent pas. Ne soupirent pas. Ils n’émettent jamais aucun son. Ils se contentent de nous coller pour se faire caresser en nous fixant droit dans les yeux, sans jamais vouloir en finir. En fait, ils ne ressemblent pas à des chiens. Plutôt des humains transformés qui essaieraient d’attirer l’attention sur quelque chose qui cloche, leurs yeux criant « Fuis ! ».
A l’intérieur, une perruche qui n’a qu’une obsession : goûter vos doigts, comme si elle y était habituée. Coïncidence ? On ne pense plus.
Au moment où nous écrivons ces lignes le propriétaire s’est mis à frapper à la porte ! Soit disant pour réparer la télévision, fourbe !
C’en est trop, nous découvrirons ce qu’il se passe ici…

Au fait qu'est-ce que ça donne de manger du steak haché à la maison ? On a entendu dire que c'était 50/50, soit on attrape une fièvre de cheval, soit on tombe malade comme un chien.

Pour quelques photos de plus, cliquez ICI !
Robin et Elodie


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Parenthèse ressources humaines chez les kiwis  : "La HEALTH & SAFETY attitude", édito de Robin Legrand


Robin Legrand
Directeur de la rédaction de l'Erpess
On sait déjà que les Kiwis sont très branchés sur ce qu’ils appellent Health & Safety. En gros, il s’agit d’un service au sein des compagnies de travaux manuels en charge de la sécurité des employés, installant procédures, systèmes et sensibilisation afin de limiter les accidents corporels et de faire en sorte qu’ils ne se reproduisent plus.
Pour les employés cela prend la forme, par exemple, d’un panneau d’information actualisé hebdomadairement détaillant les risques encouru sur le chantier (par exemple : gel. Donc sol glissant. Oui.), d’un document détaillant les accidents de la compagnie au niveau national avec les conséquences et les actions mises en œuvre pour que ceux-ci ne se reproduisent pas ni n’arrivent aux autres branches de l’entreprise. Mais aussi de réunions hebdomadaires pour faire remonter des infos ou prendre la parole sur le domaine de la sécurité, ce qui peut être amélioré.
Bref, un système cohérent et vraiment bien pensé que les personnes en charge prennent souvent très au sérieux. Très. Au. Sérieux.

Le premier sourire que le H&S (Health & Safety) nous avait arraché était lors du remplissage du formulaire d’inscription à l’agence d’intérim qui a trouvé un contrat d’une semaine à Robin. On y a appris que si jamais on manquait de marcher sur un clou, on se devait de remplir un rapport « Near miss ». Alors c’est conceptuel mais en gros on pourrait le traduire par un « rapport de presque-accident ». Grosso modo c’est comme un accident, sauf que c’en est pas un. Par exemple, hop une planche tombe. Bon, pour le coup il y a personne en dessous. Ce n’est donc pas un accident, c’est un presque-accident. Un accident mais pas trop si vous voulez. Grave, mais pas trop.
On se dit que si on avait dû remplir un formulaire à chaque fois qu’on avait manqué de marcher sur un clou… on n’aimerait pas se prendre la pile de formulaires sur le pied (sans compter le fait que du coup, on devrait remplir un autre formulaire). Et on ne parle même pas de la pile de Roger (le papa de Robin)…

On reçoit également des sms automatisé rappelant de faire attention à sa santé. Du genre, « N’oubliez pas de la jouer safe aujourd’hui, on veut que vous retourniez à la maison ce soir. Et n’oubliez pas non plus que quelqu’un attend sûrement votre retour ». 
J’étais en train de passer le balai. En y repensant j’ai bien failli me balayer le pied tout à l’heure mais, Inch Allah, je pense que je m’en serais sorti.

Dernière chose, on doit remplir des « Analyses de tâches » lors de travaux particulièrement à risques. Ceux-ci détaillent les risques encourus, les protections à mettre obligatoirement en place et on signe à la fin pour montrer qu’on a bien compris.
Là, il s’agissait de passer le Karcher. Je n’avais pas prévu de risquer ma vie, donc je suis à la lettre les consignes.
Et pour être franc, je me suis parfois senti con dans ma vie. Mais jamais autant qu’en me trimbalant un extincteur (« à 2 mètres maximum du Karcher ») pour m’assurer que ce dernier ne prenne pas feu.






mardi 15 juillet 2014

Notre interview pour Kiwipal

Un grand merci à Guillaume pour ce super interview pour Kiwipal !

Cliquez sur l'image pour l'interview complet 


Plus d'actus de Kiwipal sur
         


jeudi 15 mai 2014

Le retour à Queenstown

Ca y est ! Nous commençons notre boulot au Queenstown Bike Festival !
Au programme : du vélo, un peu de vélo et encore du vélo., pendant 3 semaines.

On commence les préparatifs de l'événement : fabriquer des flèches de signalisation, distribuer des programmes aux commerçants et défricher les pistes de VTT pour les baliser par la suite, tel est notre devoir !
En pleine montagne Elodie désherbe et se ré-invente paysagiste digne de "Côté jardin" et Robin donne tout ce qu'il a pour éviter de se peindre les orteils avec avec la bombe de peinture orange qui n'attend que ça.

Le jour J approche, les rouleaux "Danger Keep Out" sont en place, les photos pour les réseaux sociaux sont photoshopées, recadrées, logotées (au grand bonheur d'Elodie) et en  avant l'aventure. Tout le monde est dans les starting-blocks, au départ de 10 jours de festival avec au minimum une compétition et une soirée par jour.

Petit résumé rapide des principaux événements : 
Jour -1 : Lancement 
Kelly McGarry, rider professionnel et connu pour ses exploits sur la Red Bull Rampage 2013,ouvre le festival avec un super backflip du toit du Earnslaw, bateau historique à vapeur d'un siècle pour finir dans le lac !
Les médias nationaux et les spectateurs sont présents, and here it goes !
Super sympa comme ouverture de festival.
Notre gentille collocataire Québécoise Marie et Robin sont sur le Jet-boat, chargés de piquer une tête dans l'eau si jamais Kelly oublie soudainement comme nager. Oui mais voilà, il fait -1000° dans le lac, donc euh bon.
Bref on a tellement d'empathie qu'on a froid juste en le regardant.





Jour 1 : Super D
C'est une épreuve ou les passionnés d'enduro (ou masochistes), dévalent en boucle une piste descente pendant 6 heures. Le but est de faire le plus de boucles possible dans le temps imparti.
Jour 2 : Kid's Mini X
200 enfants, prêts à tout pour remporter le vélo de leur rêve, dans une folle course au milieu du parc d'Arrowtown, ville voisine de Queenstown. La compétition est rude mais les récompenses valent définitivement le coup : ballons, pistolets à eau, pompons de cheerleader, oreilles de lapin superbes. C'est la fête du slip.
Jour 2 : 16 inch World Champ
Surement l'une des courses les plus intenses psychologiquement. Il s'agit d'un parcours banal où le plus rapide gagne. Sauf que :
1- la course se déroule dans un bar, zigzagant par ci par là entre les tonnes de spectateurs ;
2- au lieu d'un vélo classique, un vélo d'enfant ;
3- un arrêt au checkpoint pour descendre le plus vite possible une pinte de bière est obligatoire.

Plus la soirée avance et plus on ajoute le :
4 : sans compter la bière renversée sur tous les virages pour les rendre glissants, la moutarde aux endroits stratégiques, les spectateurs qui récupère les gros fûts de bière sous pression et "Karcherise" les concurrents (Sarkozy serait en joie), bref pour le public, un seul un leimotiv : "plus il y a de cascade, plus on rigole".




Jour 3 : Practice pour le Dirtmasters Downhill
Les participant se préparent à l'une des courses les plus techniques du festival du lendemain.
Jour 4 : Dirtmasters Downhill
Course de descente en VTT. Pour l'occasion un nouveau parcours est dessiné dans le bike park de Queenstown. Bon, on ne vous le cache pas, le tracé est  légèrement technique et peut aisément dissuader tout humain normalement constitué tenant un minimum à ses dents.
Robin ouvrira la course, il en garde un souvenir intéressant mais exaltant.

Tout est en place sur la ligne d'arrivée, Robin se voit proposer de faire l'ouverture de la course (le premier pilote à passer sur la course pour dire "bougez vous le popotin, ça commence").
Tout content, il emprunte un vélo au magasin partenaire et prend la remontée mécanique.
Tout content, il arrive au départ de la course.
Moins content, il commence à regarder le tracé.

On vous fait le résumé de la première seconde de lucidité : "Ohmerdemerdemerdequ'estcequejefouslàmerdemerdelecon".

Bref, certains passages à pied à côté du vélo, aucun style, un câlin à un bel arbre inconnu (on tient à préciser que c'était juste pour réconforter l'arbre qui se sentait un peu exclu, n'étant pas de la catégorie natif de Nouvelle Zélande), pas mal de "Holy shit..." qui ont bien fait rire les signaleurs et les quelques spectateurs et c'est l'arrivée. On va s'occuper de l’événement à pied hein.

De l'amateur de vache, du patriote, de la tronçonneuse sans chaîne qui joue sa douce musique


Jour 5 : Slopestyle practice & Airbag Jam
C'est le jour de l'entrainement pour les participants au Slopetyle dont la compétition se déroule le lendemain.
Entre temps "Monsieur tout le monde" peut s'essayer aux backflips, superman, tailwhip, 360, bar spin ou tout autre figure sur un matelas gonflable géant.
Encore une fois ceux qui tiennent à leurs dents émettent quelques réticences.

Jour 5 : Through the lens 
Un événement sans avoir à monter sur un vélo !
Il s'agit d'une compétition de cours-métrages, bien évidemment sur le thème du vélo (et oui, c'est un festival de vélo on vous le rappelle, si ce n'était pas clair !)
Voici les 3 gagnants de la soirée :

  • 1st : GCs (avec tous les riders connus du coin, dont Kelly McGarry)




  • 2nd : From the Shadow (3 jeunes riders locaux de 15 et 16 ans)


  • 3rd : The Spirit of Enduro (à prendre au 2nd degré !)


Jour 6 : Slopestyle 
L'un des événements phare du festival. Il brasse quelques milliers de personnes et est probablement le plus spectaculaire.
Les riders enchaînent les figures, l'ambiance est explosive ; définitivement quelque chose à voir dans sa vie.
Un petit extrait ci-dessous :



Jour 7 : Coronet Enduro 
L'enduro est une discipline qui mélange grosso modo descente et cross country (ou plaisir et masochisme).
On rajoute un peu de pluie et de boue et les participants sont aux anges.
Si si, le "véloman" aime avoir de la boue partout, c'est plus rigolo et c'est pas trop mauvais au goût.

Jour 8 : New World Tour de Wakatipu 
Amateurs de route, voilà leur événement.
De la route, des shorts en lycra moulants, le tout dans un super décor le long du Lac Hayes.
Bon, ce qu'on a préféré sont les hamburgers gratuits et le bon vin rouge car l'arrivée se situait au cœur d'un beau vignoble (Chard Farm).

Jour 9 : Mega Avalanche 
Probablement l'événement qui en met le plus "plein la vue".
C'est une course de descente dont le tracé se situe au sommet de la chaîne de montagne des Remarkables, normalement difficilement accessible.
En toute logique, c'est donc en hélicoptère que nous rejoignons nos postes. On ne s'en plaint pas.

Sommet des Remarquables


Voici donc la liste non exhaustive des principaux événements du festival. Pour les amateurs de bières, il y avait également une soirée tout les soirs.
En gros il nous a fallu environ une semaine d'hibernation pour s'en remettre !
C'était une super expérience pour nous et l'occasion de retravailler dans l'événementiel.

Nous somme donc maintenant à Queenstown, où nous cherchons du boulot pour l'hiver.
En attendant on fait du Wwoofing chez Pascale, la même Pascale pour laquelle on avait gardé la maison en septembre dernier.
Mais tout cela fera l'objet d'un nouvel article !

Retrouvez les photos du festival et des environs de Queenstwon en CLIQUANT ICI 

Robin et Elodie

vendredi 4 avril 2014

Roadtrip d'Auckland à Queenstown


A peine nos deux tourettants déposés à l'aéroport, nous repartons en roadtrip.
Direction : le sud ! Oui, notre feuille de route néo-zélandaise fait preuve d'une extraordinaire logique. Mais on des gens comme ça, nous. On se laisse porter par le vent et les opportunités qu'il dépose devant nous.
Bref, niveau organisation, le seul mot d'ordre c'est « pas de plan, de toute façon quand on en fait, on arrive pas à les tenir ». D'où notre parcours que l'on pourrait qualifier de funky.

Nous repartons d'Auckland, plein de nouveaux vêtements pour venir remplacer leurs congénères troués. Vive les friperies !
Direction Raglan pour rejoindre Kevin et Elo (oui, une autre Elodie. Ça va être dur...). Le but : réunir tout le Master 2 Communication promo 2012 en Nouvelle-Zélande.
Arrivés à Raglan, on s'incruste dans une leçon de surf au dernier moment, en route pour rider sur l'océan.
Nous sommes tellement bons que nous avons (presque) tous réussi à nous lever sur notre planche. Elo Choisy a préféré la méthode « sur les genoux », pas mal non plus. S'il y avait eu un tapis sur la planche Allah aurait été comblé.
Fiers de nos exploits de la veille, nous décidons de relouer une planche pour la journée histoire de savourer les joies du surf par nos propres moyens (trop facile, on est trop bons,  pas besoin de leçon, on est au dessus de tout ça).
Résultats de cette journée : le surf c'est vachement plus dur quand on doit faire face à de vrais vagues et quand on loue une planche moins « paquebot ». On recule de 5 mètres dès qu'une vague arrive, on se tape les orteils sur les cailloux et on passe bien plus de temps sous l'eau que sur la planche.
On comprend sur les coups des 3 heures de l'après-midi qu'une fois les vagues calmées par la marrée basse on pourra retourner dans les vagues avec un minimum de dignité. Ouf ! Nous pouvons aller rendre notre planche en roulant des mécaniques, l'honneur est presque sauf.

Cambridge

Nous continuons notre descente en passant par Cambridge où nous nous sommes baignés dans une rivière d'un bleu profond surprenant grâce à la pureté de son eau. Pure, peut-être, mais pas chauffée. On s'est habitué aux hotpools naturelles nous ! Il fallait donc être un petit peu atteint du ciboulot pour y mettre un doigt de pied, du coup les seuls à avoir réellement fait un plouf sont Kevin et Elo Martin, en toute logique.
Nous continuons notre périple par la visite des « Waitomo Caves ». Les formations rocheuses et autres stalagmites / stalactites sont magnifiques, le tout sur plafond de vers luisants (qui, à ce qu'on apprend, ne sont pas luisants eux mêmes mais produisent de petites crottes phosphorescentes. Gaspard va être aux anges). Super visite.

Waitomo Caves
Prochaine escale à New Plymouth.
Nous arrivons donc dans le Egmont National Park pour la nuit, au pied du volcan Taranaki (Mount Taranaki pour les non-intimes). Etant donné que c'est la seule montagne du coin, dominant sur un par-terre de terrain plat, on se dit qu'il doit vraiment y avoir une vue sympa de là haut. Programme du lendemain bouclé donc.

Réveil 6h30. Les volcans nous manquaient, nous décide donc d'en escalader un. Escalader puisque la pente fait repasser du stade bipède à quadrupède illico.
Bon. On a rien contre les volcans mais 6h30 c'est pas possible. De toutes façons il y a trop de vent, il fait froid, on voit même pas à 50 mètres à cause du brouillard, il y a peut être des mouches, on a plus de Nutella, pas sûr qu'il reste des chaussettes assorties et accessoirement, un peu la flemme de sortir du lit.
Une belle brochette de marcheurs partent sans nous, nous abandonnant durement dans nos lits douillets au chaud. Quel dommage.
On se réveille 4 heures plus tard et comme le temps semble s'être dégagé, on lance nos chaussettes sales contre le van, on enfile celles qui ne restent pas collées et c'est parti.
Au programme, 6,3 kms pour l'aller. Tranquille. 1 600m de dénivelé positif sur les 4 derniers kilomètres. Moins tranquille. Mais qu'importe on a du poulet en boite et des pommes. On aurait eu des bananes, l'Everest était à nous.

Mount Egmont track
Pour faire simple, au début ça monte. Ensuite, toujours en montant, on croise les randonneurs partis dès potron-minet redescendant groupe par groupe, secoués par le gros vent là haut, trempés par la pluie et l'humidité des nuages qui empêchent de voir à plus de 10 mètres, glacés par les -9°, dégoûtés de ne pas pouvoir monter au sommet dans ces conditions où de toutes façons, ils ne verraient rien.
On veut pas savoir, c'est sûrement un complot de la Société-des-Gens-qui-se-lèvent-tôt pour nous empêcher d'arriver au sommet.
Par la suite, surprise ça monte.
On arrive à la fin du sentier tracé, à nous les balises. On peut considérer que jusque là, c'était plat vu ce que ça donne maintenant dans la poussière et les pierres volcaniques. Les garçons ont des étoiles dans les yeux, gonflés à la testostérone : « j'aurai le sommet de ce volcan, je l'aurai. On s'est pas levé à l'aube de 10h pour ne pas arriver en haut ! ». Et les filles sont un peu plus frileuses, l'une abandonnera l'ascension à 200m du sommet et jouera au caillou pendant l'heure suivante, l'autre développera une obsession pour ses nouveaux dieux, les morceaux de bois peints plantés dans le sol que d'autres personnes plus saines d'esprit appellent « balises ».
Défi réussi, une vue époustouflante au dessus des nuages nous attendait en haut mais nous sommes tout de même heureux de retrouver le plancher des vaches, du moins un plancher à un angle raisonnable pour retrouver l'usage normal de nos membres d'homo-sapiens-sapiens-flemardus.

Mount Egmont Summit

Après quelques plages, et quelques passages par des jardins d'enfants (on vous a déjà dit que les jardins d'enfants sont géniaux ici : tyrolienne, bateaux de pirates etc.) nous nous retrouvons déjà à Wellington. Nous retournons au Te Papa Museum, super musée interactif qui vaut le détour si jamais vous vous retrouvez un jour à Wellington.
Une petite bière sur les quais et on embarque à 1h30 du matin sur le ferry pour retrouver nos terres du sud que nous aimons tant. Le nord à beau avoir des paysages atypiques et différents tous les 50kms, le charme des montagnes du sud n'est pas dégueulasse non plus. Nous quittons donc la civilisation pour retrouver une île aux stations-essence éparpillées tous les 120kms et aux villes peu courantes.

Wellington
Cette fois, c'est la côte ouest que nous parcourons.
Au programme, la fameuse Abel Tasman Track et ses plages de sable fin, les glaciers Fox et Franz Joseph et la Copland Track avec en récompense à la fin de la randonnée des hotpools naturelles avec vue sur les sommets des alentours. Il y a pire comme vacances, on vous l'accorde. On finit notre roadtrip par les finales nationales de rodéos à Wanaka et nous revoilà à Queenstown. Petit détour par le Ferg Burger évidemment et c'est ici que notre route se sépare de celle de Kev et Elo.
Il faut bien redescendre sur terre de temps en temps, objectif suivant : trouver du boulot dans la région !

Rodéo à Wanaka

Nous retrouvons donc nos vignes avec bonheur pour la récolte. 5 jours de travail, pas mal de « Where are you from ? », de jus de raisin, de grappes goûtées (pour la conscience professionnelle) et de sauvetages de perce-oreilles qui ne voulaient pas finir labellisés en Vin bio.
On ajoute une équipe au top et la mère du manager qui prépare des tonnes de friands, cupcakes et cookies pour la pause de 10h et c'est le pied.

Mouton-Chien
On se pose dans un Criket Club aménagé en camping super cheap rempli de hérissons, d'un mouton-chien, de truites qui galèrent à remonter le ruisseau et de lapins à foison. Pour compléter le tableau dans la même branche, le manager est «abatteur » freelance.
En gros ça donne un vieux camion type 25m3 avec une poulie un peu rouillée à l'arrière, un cochon grouikant rentre dedans, il ressort en Fleury Michon. Pas très sexy.
Après ça il est très gentil et de bonne compagnie, il vient nous voir toutes les 20 minutes pour savoir si on a payé. On lui explique et lui montre l'étiquette qu'il nous a donné quelques minutes plus tôt, un petit « Ah oui c'est vrai j'ai oublié », et enfin un « Pas de soucis. A dans 20 minutes. »

A 22h30 tout le monde doit être dans les véhicules et plus de bruit ni lumière dehors.
A 22h29 max c'est fait.
Pas envie de visiter l'intérieur du camion.

On saute dans Allan et nous voici maintenant à Queenstown pour le Queenstown Bike Festival !
Au programme, participer à l'organisation de la bête.
Une semaine d’événements autour du vélo (descente, descente marathon, tour du lac énorme, slopestyle, course d'obstacle sur des vélo d'enfant dans des pubs avec un verre de bière à la main...). Du sérieux.

On est plutôt impatients de travailler sur la descente marathon du dernier jour où les pilotes se font monter en hélicoptère sur un sommet pour se tirer la bourre sur un parcours descendant à fond les ballons, le tout dans un décor de rêve.

Va falloir patienter jusqu'aux photos !

Pour Plus de Photos du roadtrip : Cliquez ICI 

Robin et Elodie 

jeudi 13 mars 2014

Legrand Roadtrip - De Christchurch au Northland




Bonne résolution 2014 : arrêter les vignes. Le pinot noir et ses copains ne sont pas bon pour la santé.
On quitte le vignoble, nos chouettes collègues de boulot, nos supers proprios (Sandy et Colin), les chiens, les lapins, les biquettes et les hérissons (ca mériterait quelques larmes) pour retourner dans le NORD.

Elo et Allan - Le grand amour
Nous nous équipons de nos nobles destriers, Allan et Peggy, et partons à la découverte de la cote nord-est de l'île du sud, du centre de l'île du nord et de l'extrême nord du la Nouvelle-Zélande.
Notre mission : parcourir la terre au long nuage blanc (Aotearoa) pour retrouver la trace de deux tourettants. D'après nos informations l'un serait moustachu et l'autre collectionnerait les cailloux pour les peindre et les revendre à d'autres gens qui aiment aussi les cailloux.

Vignobles de 1000 hectares - Blenheim
Commençons par le début de cette aventure. Nos deux "héros", c'est à dire, nous, bien-entendu, partent vers la première ville loin des vignobles : Kaikoura. Au programme, et biiien, pas grand chose. Nous nous contentons de siestes le long de l'océan et de quelques tentatives de trempettes. Il ne faut pas commencer notre quête trop vite, on ne voudrait pas risquer le claquage. Après quelques jours de repos bien mérités, nous partons à la recherches des adaptes de saucisson vers Blenheim. Arrivés à destination, BAM choc psychologique extrême, crise de paranoïa : nous nous retrouvons face  à des vignes.... Des vignes PARTOUT. 
Trop d’angoisses viticoles nous obligent donc à migrer vers le nord de l'île du sud pour trouver dans la petite ville de Picton, d'autres plages où reposer nos neurones, les doigts de pieds en éventail.

Fjords de Picton

Le repos c'est bien beau, mais il va bien falloir remonter dans le l'île du nord pour trouver nos frenchies. En route pour Taupo !
On retrouve l'île du nord que nous avions parcouru beaucoup trop vite la première fois. Au passage on récupère nos Tourettants et direction les hot pools de Taupo. Lorsque nous arrivons sur place, nous nous trouvons, comme prévu face à un troupeau de mi-hommes mi-phoques agglutinés à la sortie de la source d'eau chaude.
Nous décidons de ne pas faire comme tout le monde, remontons le long de la source pour trouver un coin peu plus tranquille. Essai infructueux : impossible de tremper un orteil sans se transformer en barbecue géant. Conclusion, nous sommes repartis barboter parmi nos congénères, après tout c'est sympa de se sentir "phoque".

Famille Legrand  : interprétation personnelle du Haka - Taupo - Hot Pools

Sommet du Tongariro - vue sur le Mont Ngauruhoe
Prochaine destination : le parc national du Tongariro. Au programme : rando sur le volcan. S'offrent à nous des vues splendides sur les cônes, des lacs de souffre, de la terre fumante. Un vrai régal, on ne fera pas de réclamation au SAV de la Nouvelle-Zélande, on nous vend des volcans, on a des volcans, le pied !
 On se retrouve face à la montagne du destin du Seigneur des Anneaux, on comprend Peter Jackson, le volcan Ngauruhoe (cf. Photo ci dessus) a vraiment la gueule de l'emploi.
Parce qu'on en a jamais assez, nous repartons vers le nord à Rotorua, "LA" zone volcanique de la NZ. Difficile de ne pas se rendre compte de l'activité volcanique dès qu'on entre dans la ville, une odeur d’œuf dur s'incruste dans nos naseaux, y'a pas de doute, on ne s'est pas trompé d'endroit, on est bien à Rotorua. Après avoir fait "mumuse" avec un hérisson paresseux, nous partons à la découverte des merveilles volcaniques. Geysers, lacs d'arsenic, de souffre, d'anti-moine et j'en passe, des couleurs surréalistes, une fois de plus on n'est pas déçu.

Palette du peintre - Rotorua

Haïku track - Kati Kati
Nous remontons vers le nord, direction la Bay of Plenty et le Coromandel. Deux semaines loin de l'océan,ça fait beaucoup pour des gens qui visitent une île. Après quelques ballades à marrée basse le long du Pacifique et une cure d'avocats carabinée, nous découvrons la ville de Kati Kati et ses fresques à chaque coin de rue. Les habitants de cette petite ville on décidés de peindre des fresques murales, pour représenter l'histoire et la ville dans leur petite bourgade. On peut également y trouver une des plus grandes collections de Haïku de Nouvelle Zélande... Nous manquons peut -être de philosophie mais nous en avons conclut, qu'il valait mieux laisser la pratique de cette art aux japonais.

Nos esprits recentrés sur nous mêmes grâce à un effort intense pour comprendre les poèmes du soleil levant, nous décidons de retourner faire les phoques dans le Coromandel. Ça, on comprend mieux.
Cette fois, au lieu de s'agglutiner à l'embouchure d'une rivière, il faut sortir sa pelle (où des assiettes en plastiques dans notre cas) pour creuser son trou sur la plage.
Au passage, on se fait l'une des attractions du coin : la Cathedrale Cove, une plage de sable fin où l'océan s'est amusé à faire des trous dans des cailloux. Et nous, on aime bien les cailloux.

Cathedrale Cove - Coromendel

Tane Mahuta - Kauri Forest Northland
Nous continuons notre remontée par la cote Est et retournons dans le Northland, premier bout de pays que nous avions visité à notre arrivée en Nouvelle-Zélande, 8 mois plus tôt.
Notre première visite dans le Northland était en hiver, on peut donc profiter cette fois de ses belles plages, à coup de kayak dans la Bay of Islands et de chasse aux crabes sur la Ninety-Mile Beach.
Nous redécouvrons aussi les arbres géants néo-zélandais : les Kauris, le dont le célèbre Tane Mahuta, que nous avions évoqué dans l'article "Derniers tours de piste sur Auckland et l'aventure commence !" au mois de juillet.

Le père de la forêt est toujours aussi impressionnant, on ne s'en lace pas.

Trois semaines se sont écoulées depuis que nous avons retrouvé nos Tourettants, déjà. C'est donc ainsi que s'achève notre road-trip avec les Legrand.
Deuxième terrible nouvelle, nous avons du nous séparer de Peggy. Nos routes se séparent douloureusement. Mais on a checker, Aurélie sa nouvelle priopriétaire en prendra grand soin, nous en sommes persuadés.

Pour plus de photos cliquez ICI.

Au programme du prochain article : nouveau roadtrip ou le M2COM* en Nouvelle-Zéalande.



*M2COM : Master 2 Communication, IAE de Nice Promo 2011-2012

Robin et Elodie.

samedi 1 février 2014

NOUVELLE VIDEO ! Pour vivre heureux vivons couchés

Ça y est, nous faisons notre skydive. 3h de route, nous arrivons dans la cambrousse et nous garons Allan entre les moutons et squelettes d'avions en pièces.
On monte dans un tout petit avion à 1 place, assis derrière le siège du pilote. Pas bête le choix de l'avion d'ailleurs. Ça décide à sauter plutôt qu'à rester pour atterrir dedans.
Les moniteurs sont très sympas, on a un casque digne de Satanas et Diabolo dans les Fous du volant, on entend rien avec, les moniteurs nous parlent et on comprend rien, on répond à côté, on fait des blagues, ils comprennent pas, tout est normal jusque là.
Direction 12 000 pieds soit 3660 mètres.

Pour être francs on avait déjà prévu ce que l'on voulait écrire sur le petit coup de stress avant saut. Comme quoi la logique infaillible de Robin soutenant qu'il est bien plus sécurisant de tomber d'un avion que d'un pont s'effritait. Qu'il réalisait qu'au fond, refuser de sauter de 43 mètres pour en sauter 3600 c'était un peu bête, et qu'Elodie trouvait la différence de hauteur un peu grande pour son deuxième saut.
Mais non. Ça ne fait pas plus peur que ça en fait.
Juste une petite partie du cerveau qui dit, lorsque la petite porte de l'avion s'ouvre, "Tiens c'est un peu con de sauter d'un truc capable d'atterrir. Y a qu'à rester dedans ?...".
Suivent les 45 secondes les plus rapides, dans tous les sens du terme, de cette nouvelle année.
En résumé, très court, très cher, très sympa ! Parfait pour débuter une nouvelle année.

Test suivant sur notre protocole de découverte de la Nouvelle Zélande : perdre sa caméra embarquée Go Pro dans l'océan pendant une session de surf.
Et ça se tient. On nous rabâche que les déchets jetés à la mer arrivent chez les pingouins. Il y a justement des pingouins ici donc en théorie, ça doit revenir.
Armes de notre logique on fait quelques tours de nuit sur l'immense plage dans l'espoir de la retrouver. Ce sera finalement quelqu'un qui trouvera la caméra après une nuit passé à la belle étoile (de mer), la donnera à l'équipe du camping qui regardera les vidéos et  reconnaîtra Robin entre la sortie de la douche et les pancakes. CQFD.
On en profite aussi pour faire de la chasse aux hérissons qui se trouvent partout pour leur donner des légumes et de la feta dont ils n'ont strictement rien à faire.

L'année 2014 commence définitivement bien !


Vidéo du Skydive - ENJOY : 


Robin et Elodie

samedi 4 janvier 2014

Merry Christmas et bonne année !


Vous vous doutiez bien qu'il nous fallait vous écrire un petit mot pour vous souhaiter de très bonnes fêtes !

Je ne vous cacherez pas que nous voulions aussi nous la jouer à la "Noël dans l'hémisphère sud, tu as la classe ou tu l'as pas".  Et oui, nous avons décidé de plonger dans le cliché bien lourd, du "on est sur la plage, on fait du surf pendant que vous vous gelez". Et non, on ne se sent même pas coupables.
On a passé le réveillon de Noël à (tenter de) faire du surf, à chasser des hérissons qui se trouvent partout pour leur donner des légumes et de la feta dont ils n'ont strictement rien à faire.


Et celui du Nouvel An à faire du body board dans de bonnes vagues kiwis. Et puis un peu à dormir aussi. Après tout, on dit bien pour vivre heureux vivons couchés?


On continue nos expérimentations Kiwitiennes, quitte à ce que le récit de nos petites aventures semble un peu décousu :
On commence la journée en fermiers de campagne, pour la finir recouverts de de chiots, avant de changer d'idée pour aller tenter d'accrocher notre caméra sur une biquette puis de finir en tirant des pigeons d'argile au shotgun (entre nous, ils ressemblaient pas du tout à des pigeons...).



On s'amuse aussi pas mal dans le rôle de soixante-huitards romanichels, au choix, dans notre superbe maison / van Allan en âge de voter et de boire de l'alcool du haut de ses 24 ans et des poussières. Sillonants les routes à la recherche d'un endroit pénard où passer la nuit en free camping, malheureusement pas très autorisé ici à cause des déchets. La meilleure cachette étant la moins difficile à trouver, on installe notre maison en pleine ville. Comble du luxe, quand on roule assez longtemps, vu que le moteur est sous les sièges et que c'est une propulsion, on a le chauffage par le sol pour le même prix.

On s'essaye aussi à la spéléologie. Cela se résume par un tunnel de 600m de long creusé par la rivière qui y coule. Ca donne 45 minutes de fun, beaucoup de "Oh $*µ§ c'est froid !", quelques galères pour grimper les petits cascades sous-terraines avec le débit d'eau, des orteils gelés, quelques bouteilles de cidre pour se réchauffer après coup et un très bon souvenir.

Notre protocole de découverte de la Nouvelle Zélande impliquait également de perdre sa caméra embarquée Go Pro dans l'océan. Voilà qui est fait. Et ça se tient. On nous rabâche que les déchets jetés à la mer arrivent chez les pingouins. Il y a justement des pingouins ici donc en théorie, ça doit revenir.
Armés de notre logique on fait quelques tours de nuit sur l'immense plage dans l'espoir de la retrouver. Ce sera finalement quelqu'un qui trouvera la caméra après une nuit passé à la belle étoile de mer, la donnera à l'équipe du camping dont l'un regardera les vidéos et  reconnaitra Robin entre la sortie de la douche et les pancakes, d'après les images enregistrées du surf. CQFD donc.

Mais un de nos hobbies préféré reste l'expérimentation sur la faune néo-zélandaise, notamment sur les hérissons.

Le drame a commencé à Queenstown. Robin promène le chien la nuit parce que :
1 - La flemme d'y aller avant,
2 – On préférait nettement qu'il fasse ses besoins dehors que dedans, quitte à sortir en pleine nuit.

Et sur le côté du chemin, juste là... un cailloux.
N'importe qui aurait juré qu'il était en forme de hérisson certes, mais dans sa tête à lui il était bien un caillou. Un bon quart d'heure à tenter de le rendre à l'évidence et d'accepter sa destinée de boule-piquante-à-pattes pour laisser tomber celle de cailloux, en vain. Après ça le chien s'approcha de ce que Robin tripotait, renifla, lacha un petit japement bref puis s'assit fier comme un boeuf d'avoir trouvé un objet digne d'attention, faisant preuve par la même occasion de ce que l'on pourrait appeler une perspicacité rare.
Les tentatives de négociations échouèrent, toutes sans exception. Le cailloux piquant se refusait à faire ce que tout bon cailloux trouverait révoltant : bouger de lui même, pour par exemple abandonner les ahuris qui l'embêtent pour aller se faire une bonne petite bouffe dans un endroit plus cosy.
Du coup, après plusieurs tentatives pour le prendre dans la main et quasiment autant de, je cite "Aïe il pique ce con !", nous observons le cailloux immobile à la maison, dans une boite à chaussures (propres), un bout de salade empalé sur ce qui lui sert de front. Peu passionant serait le qualificatif le plus adéquat pour décrire cette démarche scientifique.
Aussi nous le relâchons quelques heures plus tard (faut dire qu'on l'avait un peu oublié, il nous a presque convaincu avec son obstination) là où on l'a trouvé. Nous renversons la boite, l'héri-lloux descend sur ces pattes et le drame est joué. En toute innocence et sans nous en apercevoir, nous avions profondément véxé dans son égo un hérisson peu satisfait de sa nature profonde.

Nous ne le comprenons que plus tard, de retour d'une visite à la maison de Clothilde, Emilien et Jessica.
50km/h, nuit étoilée, route sinueuse quand tout à coup surgit (NDA : bon il n'a pas vraiment surgit. A vrai dire il est plutôt "resté") Hector, hérisson de son état, probablement un proche du héri-lloux croisé à Queenstown (les hérissons d'ici ont à peu près la même conception de la famille que les Corses, explosifs en moins).
Précisément positionné sur la trajectoire de nos pneus, celui-ci se mis en position finale pour l'attentat suicide. En boule. Et il attendit.
Un bruit de voiture qui explose soudainement, des crissements de pneus qui finissent dans le ravin, un pneu qui éclate, n'importe quoi.
Il s'en est fallu de peu pour que l'attentat réussisse, Elodie arrivant à trouver la pédale de frein avec un seul de ses pieds et en mobilisant l'intégralité de ses facultés.

La deuxième tragédie arriva sur le retour du travail.
Par respect pour la famille et en référence à son teint bronzé, nous appellerons l'intéressé Miguel.
Il s'était posé sur la route chauffée au soleil une centaine de mètres devant nous et promenait son regard hagard de l'autre côté du pâturage.
Lorsque nous arrivâmes à 80km/h il tourna sa tête pour nous regarder dans les yeux. Des yeux qui semblaient exprimer que c'était pas une vie de manger des vers, picorer des broutilles pendant que d'autres s'envoient bières, bacon et chocolat aux amendes.
Ces pupilles semblaient également refléter le fait que Miguel était en train de se creuser les méninges. Qu'il devait faire quelque chose maintenant, de manière plutôt urgente mais qu'il avait un trou de mémoire.
Un "BROUFF" et pas mal de plumes volantes plus tard, nous ne saurons jamais si Miguel était suicidaire, un peu con ou les deux.

Nous continuons nos rencontres animales à Arthur's pass, une réserve située dans un col de montagne aux paysages superbes.
Ceci nous permet de faire enfin connaissance avec les 2 chieurs officiels de Nouvelle Zélande (on est assez tenté d'ajouter la météo, imprévisible à 2h près mais il parait que c'est juste la région et la saison qui veulent ça). Et non, on ne se compte pas dedans.

L'emmerdeur numéro 2 est le Kéa, un bel oiseau endémique qui appartient à la famille des perroquets. Malheureusement un peu trop habitué à l'Homme et malin derrière ses airs de grand
couillon, il décroche la deuxième place du classement. Absolument pas farouche, il est connu pour chiper les cookies à portée de vue, ouvrir les fermetures éclair et, dans notre cas, s'amuser à faire trampoline en pleine nuit sur le toit du camping car de nos amis Clothilde et Emilien, visiblement tout joyeux du CLANG CLONG CLANG que produit la taule en s'enfonçant et en remontant

La première position revient à la Sand fly, croisement visant à emmerder le concept même d'être vivant. Nous connaissions la mouche habituée au bétail, pas gênée, qui ne pique pas mais s'agglutine en groupe dans des endroits chiants type bord des yeux, oreilles, nez. De même pour le moustique, plus peureux, qui tourne et tourne attendant vicieusement son heure pour piquer et faire gratter.
La Sand fly, c'est les deux pour le prix d'un. Ca donne un truc tout petit et silencieux, pas très réactif, qui met quelques minutes à se rendre compte de la présence d'une cible à ennuyer mais qui après coup, l'enveloppe. Des centaines de "mini-chiants" qui rentrent partout, se collent partout et le pire, piquent bien fort à s'en gratter pendant plusieurs jours.

Nous avons aussi le moustique philosophe. C'est à dire qu'il rentre s'il voit de la lumière mais après il remet en question la démarche à suivre. La journée il reste scotché au mur à méditer sur le sens de la vie, de l'univers et du reste. La nuit il vole en rond près des gens qui dorment en faisant un vague bruit de moustique pas convaincu, se pose dans une oreille ou deux, pique de temps à autre et retourne à son bout de mur pour poursuivre sa profonde réflexion.

Et grande nouvelle ! Nous avons entendu... des kiwis ! Plusieurs fois il semblerait. Mais sans être vraiment au courant au début. Il faut dire qu'ils font un bruit digne d'un croisement entre un mouton et la Castafiore qui nous faisaient plus rigoler qu'autre chose quand il nous réveillait. La prochaine fois, nous essaierons de s'absternir pour ne pas les vexer et les faire fuir.

Prochain article, skydive ! Ou comment se faire lifter le visage en 45 secondes chrono.

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Robin et Elodie