samedi 17 août 2013

Pierre qui roule n'amasse pas kiwi.




Paf ! Nous retrouvons Jessica, une autre amatrice de Camembert rencontrée à Auckland.
Sans oublier Roger, son nouveau mais fidèle destrier flambant neuf. Enfin il était flambant neuf en 1988.

Un peu écoeurés des kiwitiers, nous focalisons notre recherche de travail sur les vignobles.

Histoire de laisser un espace appréciable entre nous et notre généreux précédent contracteur, nous partons à l'autre bout du pays. Oui on aurait pu trouver les mêmes jobs à 2h de route, dans la Hawkes Bay, rester dans l'ile Nord où l'hiver est chaud et ne pas rouler 1500 kms en 5 jours mais choisir la facilité ne serait-il justement pas un tantinet trop facile ?

Armés de notre logique imparable nous entassons nos affaires dans Roger et Peggy et nous partons !

Au programme, tour de la péninsule Est de la Bay of Plenty et petit détour par l'East Cape, le cap de plus à l'Est... du monde !
Petit passage par la Hawkes Bay à Napier et Hastings deux villes côte à côte, détruites lors d'un tremblement de terre en 1931 et reconstruites à la mode de l'époque Art Déco. Nous y reviendrons en février pour le festival du même nom, où toute la ville, ses habitants et ses véhicules rajeunissent d'un petit siècle pour retrouver cette époque.

Passage expéditif par Wellington pour prendre le ferry et nous rendre dans l'ïle du Sud.


Quelques paquets de bonbons et quelques centaines de kilomètres plus tard, des centaines d'hectares de vignobles s'offrent à nous.
Bon en fait, ça ne s'est pas vraiment passé comme ça.
Sur la route qui longeait le bord de mer nous nous sommes aperçus que les rochers poilus bord de l'eau étaient sensiblement plus mous que des rochers classiques. Et accessoirement plus poilu.

Bref il a fallut solliciter l'intégralité de nos neurones pour comprendre qu'il y avait des centaines de phoques le long de la route. Nous nous sommes donc livrés à un véritable shooting photo de top models (mous et poilus) dans les règles.
« Lève la nageoire ? Biiiiien. Plus sexy la pose là, regarde bien l'objectif. Voilààà. Redresse tes moustaches ! Parfaiiiit !»

Nos directives artistico-photographiques les ont très peu émus pour tout dire.
A l'exception d'un « ÖÖÖÖN ! » lâché par un phoque qui estimait que le bipède blond s'approchait un peu trop près de son lieu de sieste.




Arrivée à notre destination au soir, Waipara à 50kms de Christchurch.
Cette énième nuit dans la voiture au bord de la mer et les 3 petits degrés celcius en dessous de 0 nous font réaliser plusieurs choses :
- L'invention du matelas est fondamentalement quelque chose de Bon dans l'histoire de l'humanité ;
- Le fait de dormir allongé est plutôt addictif et finit vite par manquer ;
- -3° c'est plutôt frais.

On a pourtant envisagé plusieurs stratégies.
Dans le duvet ça va. Mais le problème est : comment respirer ?
Sortez le nez et hop, 10 minutes après vous vous trimbalez un glaçon au milieu de la figure.
Restez la tête au chaud planquée dans le duvet et vous manquerez d'air. Et puis mourir étouffé par l'odeur de ses propres chaussettes n'est pas très réjouissant (quoique tout bien réfléchi c'est probablement mieux qu'avec les chaussettes de quelqu'un d'autre).
Bref, en quelques longues 8 heures nous n'avons pas trouvé la solution ; dormant la capuche sur la truffe, une petite bouche en trompe dépassant à peine du duvet, comme un poisson pas très certain de la comestibilité de la croquette flottant en face de lui.


Le lendemain, après avoir fait le tour des motels, campings, backpackers et autres campgrounds, nous rencontrons Sandi et Colin, couple très sympathique ayant aménagé une partie de leur garage en habitation.
C'est dans ces 20m² que nous vidons nos 30m² d'affaires entassés dans la voiture.

Nous voilà confortablement installés et nous débutons notre nouvelle mais fulgurante carrière dans la taille de vigne.


Petite anecdote sur le métier d'inventeur en Nouvelle-Zélande : génie ou crétin ?

Première idée (ceux qui ont suivi auront probablement remarqué la chose) : le point le plus à l'Est du monde. Sur un globe. C'est pas la meilleure invention de ce début de 21ème siècle ça ?

Et jusqu'ici nous n'avions jamais trop saisi l'expression « Il/Elle n'a pas inventé l'eau tiède » pour qualifier quelqu'un de joyeux abruti. On comprend enfin ! On ne trouve que des lavabos avec un robinet différent pour l'eau froide et pour l'eau chaude.
Au choix, 3 ou 60°, faites vos jeux.
Mais c'est là qu'entre en jeu un quelconque génie méconnu pour inventer... l'accessoire-qui-génère-de-l'eau-tiède ! 


Pour le diaporama de ce superbe road trip cliquez ICI ! 

Suite à un petit incident le diaporama de l'article précédent "Kiwi fruit, Salute!" n'avait pas fonctionné, ne vous inquiétez pas le voici fin prêt juste ICI !




Robin et Elodie

samedi 10 août 2013

Kiwi fruit, salute !

Ça y est, nous partons à dos de Peggy en direction de la Bay of Plenty et plus précisément d'Opotiki.

Travail et hébergement trouvés par sms (ils sont à la page, eux !).
Après quelques intersections ratées, quelques demi-tours et enfin quelques pleins (Peggy est plutôt gourmande), nous arrivons à notre palace.

Pour une meilleure compréhension et avec nos excuses auprès des puristes, nous vous proposons un encart sur l'emploi de saisonniers en Nouvelle-Zélande.
Prenez deux backpackers qui cherchent un emploi et ajoutez-y un employeur (ou plutôt quelqu'un désirant faire effectuer une tâche).

Dans notre cas, il s'agit de Mel et Steven, couple Australo-Kiwi très gentil. Ils sont propriétaires. Mais en même temps contracteurs, c'est à dire qu'ils s'occupent de trouver des employés à d'autres propriétaires.
Sauf que là, avec d'autres propriétaires, ils ont employé un contracteur afin de s'occuper de plantations qui ne leur appartiennent pas. Surement pour la bonne raison que les plantations en question appartiennent à leur propriétaire, qui de toutes façons embauche lui même (cela fait de lui un contracteur également ?) des superviseurs qui travailleront avec les employés et le contracteur pour s'assurer que ce dernier fait bien son boulot par le biais des employés qui font bien le leur.

En gros, on taille des kiwitiers, on sait pas trop pour qui ni à qui ils appartenaient.


Arrivée à notre hébergement, à la fermeuh. Une petite caravane entourée de coqs pas très précis sur les horaires, de poules que l'on se fait un plaisir de courser (fallait savoir voler!), de moutons que l'on gratouille, de vaches et veaux que l'on prend en photo plus qu'il n'en faut, de canards qui pondent des œufs bleus, d'un taureau que l'on approche pas et d'un autre couple Australo-Kiwi. Que l'on approche.

Cuisine et salle de bain se trouvent dans une petite bicoque (où dort l'autre couple).
Premier constat, l'accent Australien et Robin, c'est moche à voir.
Deuxième constat, froid.
Pour le reste, le paysage est magnifique. Les vaches font meuh et les moutons bêlent, parfait.






Début du travail le lendemain. Finalement non, il y a déjà un tchèque et un italien à former au travail, on ne veut pas de nous dans les pattes aujourd'hui.

Pas de soucis, nous partons nous promener du côté de Whakatane, en face de la White Island,  apparemment le volcan le plus actif du pays.
Il faut dire qu'il est actif 24/24, difficile de faire plus. C'est aussi apparemment le seul volcan actif maritime qui a la bonne idée de ne pas être sous l'eau.

Bon enfin au final on en parle mais vous n’aurez pas de photos puisqu'on y est pas allé.
Excursion avec guide oblige, portefeuille garni de rigueur.




Mercredi matin, nous sommes fin prêts pour martyriser du kiwitier, sécateur dans le holster, élastiques et clips dans les poches respectives, désinfectant de sécateur à la main.

Première journée non payée, il faut bien apprendre le métier.

Ce qu'il fallait savoir c'est que le reste des 8 jours suivants ressemblerait plus ou moins au premier. Management à l'Indienne, travail de 8h30 à 17h30 avec pour seul arrêt une pause de 15 minutes pour manger. On en vient à regretter RTT, congés payés, SMIC, et autres conventions collectives qui sont si cher à nos petits cœurs d'amateurs de grenouilles (ou pas).

En fait, il existe un SMIC horaire en Nouvelle-Zélande, nous sommes justes tombés sur la mauvaise personne qui nous aura fait tourner en bourrique jusqu'à la fin.

Nos ardeurs de tailleurs de kiwitiers copieusement refroidies, nous lui tirons notre révérence pour aller s'abîmer les doigts sous des cieux plus cléments (et accessoirement plus rémunérateurs).

A part des doigts gonflés comme des saucisses de Strasbourg importées, une allergie chronique au sécateur et quelques crises paranoïaques devant les étalages de kiwis dans les supermarchés, tout va pour le mieux.



Pour plus de photos d'Opotiki & environ cliquez ici !




Robin et Elodie

mardi 6 août 2013

Parce que nous aussi on veut adopter un cochon.

Certaines personnes nous ont fait promettre de ne pas agrandir notre famille en Nouvelle-Zélande. Les voilà déçus car nous sommes heureux de vous annoncer l'heureuse arrivée de Peggy ! S'il s'agit d'un prénom quelque peu porcin, nous lui trouvons tout de même un certain charme. Andréa est de notre avis puisqu'en tant que marraine, c'est elle qui l'a baptisée sur les gravel roads.

Nous avions le choix entre plusieurs voitures ou plutôt plusieurs clichés culturels. D'un côté un couple de Français, propriétaire d'un van, qui nous fait marcher un temps certain jusqu'au lieu de rendez vous qu'il a lui même fixé ; nous laisse poireauter et finalement change d'avis et nous laisse en plan. Peut être pour épouser la cause du gréviste le plus proche.
Ensuite un suisse, propriétaire d'un break. D'un naturel relax il ne souvient plus très bien du nombre de roues que possède sa voiture, de l'historique des travaux fait dessus car après l'avoir obtenu pour quelques noisettes il aimerait la revendre pour l'équivalent de tout le chocolat du pays.
Enfin, une allemande propriétaire du même break. Factures à l'appui, tarif compétitif, entretien nickel, elle nous décide de nous laisser tenter par ce petit cliché si facile associant allemand et automobile.
Après tout on ne sait jamais, les clichés ont sûrement une petite part de vérité ?

C'est ce que finit par ce dire ce petit couple de français qui passe son temps à râler et à papoter, à demander tous les détails possibles sur les véhicules alors qu'il n'y connaît rien.




C'est au volant de notre nouvelle amie motorisée (et manuelle !) ronronnant comme un chat (mais un gros) que nous quittons Andréa, triste de se séparer de sa compagne de voyage pour rentrer en Europe.





Anecdote sur les clichés : parfois, lorsque l'on se présente en tant que Français on nous demande où sont les bombes. Généralement il nous suffisait de regarder notre interlocuteur avec des yeux de merlan frit pour qu'il explique de lui même sa blague, déçu. On va voir si vous faites le rapprochement suffisamment rapidement pour ne pas avoir l'air con dans la conversation !
La réponse sera dans les commentaires de l'article.



Robin et Elodie.



jeudi 11 juillet 2013

Derniers tour de piste sur Auckland et l'aventure commence !

Haere māori mai ! (Proverbe Maori récent : "Pour agrandir les photos, le colon blanc devra cliquer dessus")

Petit tour (5 heures de marche) du côté de la One Tree Hill pour le 6ème jour, une colline (un cratère) sur laquelle (comme son nom ne l'indique pas) figure un obélisque à la gloire du peuple Maori.
Bon en fait on a surtout porté notre intérêt sur les moutons.
Marrant de voir des prairies immenses d'un vert fluo, couvertes de moutons bien charnus en pleine ville.

Après plusieurs jours de réflexion intense (et surtout avec l'aide de Jérémy, français d'origine, désormais mi-homme mi-kiwi) nous comprenons la signification du nom de la colline. A l'origine privée et détenue par un anglais inquiet devant l'expansion de l'urbanisation, elle fut léguée à la ville à condition qu'elle reste à l'abri de la folie urbaine. Non il n'y a pas de rapport avec le nom de One Tree Hill, on y vient.
Justement « One Tree Hill » car un grand arbre donnait à la colline sa splendeur. Apparemment coupé par un colon plus frileux que les autres (ou juste un bûcheron), l'anglais (pas celui qui a coupé l'arbre, l'autre) essaya de redonner à la colline son symbole en plantant des pins.
Manque de bol, l'un se fit probablement massacrer par le petit fils du colon frileux histoire de se réchauffer un coup et l'autre vécu le plus grand traumatisme qu'un arbre peut vivre en Nouvelle-Zélande.
Il se fit couper par deux fois par des Maoris (que l'on peut qualifier d'extrémistes sur ce coup, ne mâchons pas nos mots). Impensable. Un peu comme si un Québécois mangeait un érable et coupait à la hache un caribou, le monde à l'envers !

Tout ça pour dire quoi ?
Belle colline avec un arbre cramé (on sait même pas si c'est celui là en fait). On rentre dedans, on fait des blagues. On fait des photos. C'est rigolo. C'est la fête. C'est génial.      




Dans le même genre qui n'a rien à voir, petite visite sur Rangitoto, la toute dernière île créée lors d'une éruption volcanique dans la baie d'Auckland. Début des travaux il y a 600 ans, durée : 200 ans.
C'est du récent, les bases y sont mais la finition laisse à désirer, il y a surtout beaucoup de basalte noir.

Au sommet, un panorama à 360° sur la baie que l'on ne pas vous montrera pas (notre ordinateur n'est pas malheureusement pas assez puissant pour le montage vidéo) mais qu'on tenait quand même à signaler parce qu'on est un peu mesquins (surtout Elodie).



Petit passage par l'administratif. Formalités effectuées à la Néo Zélandaise : 40 secondes chronomètre en main. Nous sommes désormais en attente de notre IRD number (on se rappelle plus trop pourquoi il nous le fallait mais il faut avouer qu'en avoir un rien qu'à soi, ça en jette quand même un paquet).
Nous sommes aussi en attente de notre 3ème carte de crédit locale (cette fois c'était plus pour impressionner avec un portefeuille contenant 5 cartes bancaires).

En attendant la réception des ces gadgets, nous partons à la chasse aux kiwis !


N'écoutant que notre courage, nous entassons nos affaires et... nous changeons d'auberge ! Oui ! On l'a fait ! Adieu les nuits à 12 degrés grâce à la fenêtre qui ne ferme pas, adieu le bruit des travaux dès poltron minet et adieu cher personnel auquel Robin répondait « Yeah » sans trop comprendre. Nous volons à l'aventure, valises à l'épaule... jusqu'à la prochaine auberge, 20 mètres plus loin. Exténués.

Parlons sérieusement : nous ne verrons pas de vrai kiwis sur Auckland. Nous commençons déjà à avoir des doutes sur ceux dissimulés dans le zoo que nous avons visité. Dans le noir complet, derrière une vitre épaisse... Des mouvements saccadés... Avons nous réellement vu des animaux ?
Le charme se dissipe et laisse de plus en plus place à l'amer réalité pourtant si évidente : nous avons été dupés. Peut être aveuglés par notre propre entrain, en cherchant la facilité à tout prix.

Qu'à cela ne tienne, nous n'avons pas froid aux yeux (aux pieds par contre, c'est autre chose). Nous partiront dans (petit) nord, le "Northland" (le nom respire l'originalité), duvet sur le dos, couteau dans la poche et pseudo-saucisson gras dans la main s'il le faut !
En pratique, ça se traduit par quelques crampes au cou (pas habitués à jouer les escargots avec nos maisons sur le dos) et par une belle rencontre digne d'une comédie romantique.

Elle était là, immobile, maquillée d'un orange improbable mais qui lui conférait un dynamisme surnaturel. Leïa nous observait de ses grand yeux clairs du haut de son allure élancée. Difficile de dire si elle était née comme ça ou si elle avait subi quelques opérations ultérieures mais elle était particulièrement bien équipée.
Enfin, pour être francs, c'est surtout son prix qui nous a décidés.

De ses quatre roues et sa boite automatique, elle sera notre guide personnel sur les routes goudronnées ou pas, en temps de pluie comme de beau temps, avec un conducteur qui met les essuie-glace à la place des clignotant comme avec l'autre qui roule dans la mauvaise voie.


Au programme camping de partout !
- Il fait nuit à 17h30 bon. C'est l'hiver.
- On ne peut camper que dans les campings ou aires réservées à cet effet bon. C'est la Nouvelle-Zélande.

La protection de la faune et flore ça rigole pas. Il faut dire que le pays est resté une île isolée pendant 70 millions d'années sans le moindre mammifère prédateur (juste deux mammifères terrestre tout court en fait, des petites chauve souris de rien du tout).
Du coup, 80% de la flore est endémique et une bonne partie de la faune également. D'où l'apparition d'animaux sympathiques au demeurant mais quelque peu fragiles du style un oiseau qui ne peut voler, avec une cage thoracique solide comme une allumette, pas assez petit ni assez rapide pour échapper à un chien : le kiwi !
Du coup (bis) le Department of Conservation est omniprésent pour tenter de sauvegarder ce qui peut encore l'être.

Tout ça pour en arriver où ? Campe n'importe où et prends une prune de 200$ dans la truffe !

Peu importe, les campings avec douches chaudes, c'est pas si mal.
On découvre surtout un pays à l'opposé géographique comme sémantique de notre bonne vieille ville de Marseille : ici les adjectifs sont on ne peut plus justes et précis.
- Plages géantes ? Ninety miles beach : une plage de sable de 150 kilomètres non stop.
- Gros arbres anciens ? Kauris (arbre endémique de 52m sur 9 de diamètre, daté à grosso modo 2000 ans, le même âge qu'un célèbre barbu à l'origine d'un des plus gros best seller de l'histoire de l'imprimerie).















- Plages de sables ? Assez de sable pour relier une île à la terre et donner l'impressoin de se trouver dans un désert surnaturel. Et accessoirement faire de la luge sur les immenses dunes (si l'on concède à avoir rien qu'un tout petit peu l'air con en plein paysage désertique avec une luge d'enfant rouge pour sports d'hiver).



Mais c'est pas tout ! Au programme en vrac :

Le paysage typique NZ
Les chutes d'eau de Whangarei
Des balades au milieu des mangroves 
 - Foret de mangrove à perte de vue : de la boue, des racines et des trous qui font blop blop ;
- Des oiseaux au long bec et pattes orange fluo qui couinent comme des porcelets et de plus en plus vite quand on fait mine de leur courir derrière (très distrayant, essayé et approuvé) ;
- Grottes géantes (malheureusement nous avons vu une limace dans l'une d'elle, ce qui nous a forcé à annuler toute expédition en cours et à rebrousser courageusement chemin) ;
 - Moutons, vaches et pâturages qui ressemblent plus à des greens de golf  à perte de vue ;
- Des gens super gentils qui aiment le bacon.

Robin fidèle à lui même
Robin toujours fidèle à lui même
 
Toujours Pareil !
 - Cape Reinga, ou pour les intimes, le bout du bout tout au bout. Pour faire simple, plus au Nord que ça, plouf. Rencontre entre la mer de Tasmanie et de l'océan Pacifique.

Cap Reinga 

Cap Reinga 




NB : On ajoute de nouvelles photos sur le diaporama en haut à droite (on peut cliquer dessus pour l’agrandir) à chaque post. Attention certaines peuvent faire peur.

Mais ça y est.
Les vacances sont finies. Il va falloir travailler (oui, oui).
Une semaine à Auckland pour trouver une voiture et hop direction Hawkes Bay ou Bay of Plenty...


Robin et Elodie

mercredi 26 juin 2013

Jour 3, on a (presque) vu un kiwi

Trouver notre mystérieux kiwi reste notre objectif principal.
Marcher sur les traces de notre suspect nous aidera à mieux le comprendre et ainsi nous permettra peut-être de le retrouver.
Nous commençons donc notre périple par l'ascension du Mont Eden un des multiples cratères de volcans (Ça en devient presque banal)
Une vue imprenable sur la ville s'offre à nous. On trouve la direction de Londres, Paris, Pékin, Los Angeles, mais toujours pas de trace de notre oiseau sans ailes.


Non loin d'être déçu, nous repartons à l'autre bout de la ville vers un parc nomme Western Springd. Nous y avons appris de source sûre que nous pourrions y rencontrer quelques cousins kiwiiens. Après divers entrevus avec canard, cygnes noires, oiseaux bizarres à grosses pattes et même quelques anguilles.... Nous sommes sur une piste très probante !
C'est parti ! Plein d'enthousiasme nous suivons les indications de nos amis palmés ! Notre route est périlleuse, mais nous n'échouerons pas à notre quête.
Grâce aux indications très utiles de quelques compagnons (quelques suricates, orangs-outans, certains Walibi, et même quelques hippopotames) nous arrivons au but et trouvons notre Graal : LE KIWI majestueux (ou pas) plein de grâce s'offre en spectacle devant nos yeux !

Bon d'accord c'est de la triche on est allé au zoo, il paraît que ces bestioles ne vivent pas vraiment à Auckland ....
Mais nous ne sommes pas découragés pour autant et savons au fond de nous que nous trouverons la trace du Kiwi avant la fin de notre séjour


Robin et Elodie 

samedi 22 juin 2013

Deuxième jour. Des plumes oui, mais pas de kiwis.



Le spécimen bipède aux yeux vert a la tête dans les choux malgré 12 heures de sommeil.
La thérapie a base de donuts, chai tea latte et petit déjeuner à l'anglaise (oeufs pochés, tranches de bacon frais, galettes de pomme de terre frites, champignon, boudin et flageolets en sauce) n'a curieusement pas fonctionné plus que ça.

Nous retournons à l’Auckland Domain, grand parc à 30 minutes de marche. Sous la pluie et dans la boue, avec un nez sur deux bouché mais contents.

Toujours pas de kiwis.

Au programme : visite de l'Auckland Museum qui présente probablement un des meilleurs rapports qualité / prix de la galaxie.
10$ donnent accès à des expositions sur des objets Maori (qui, pour les trois quarts de ceux présentés, servent à se mettre sur le museau) et de beaux masques représentant des ancêtres passablement contrariés.
Sans oublier une exposition sur les guerres avec les colons anglais et celle de 14-18.
Et une autre sur les océans et leur faune locale.
Sans compter celle sur les jouets miniatures avec son arbre artificiel et sa cabane au milieu de la pièce.

Mais la dernière sur le thème des volcans reste la plus marrante.

On y apprend que la ville d'Auckland est cernée par 48 volcans.
Que le musée est précisément construit sur un ancien cratère.
Que la question n'est même pas de savoir si l'un des 48 va se réveiller mais quand il va le faire.
Que de toutes façons il n'y a aucun moyen de le prévoir.
Et que, pour finir (avec une petite simulation vidéo à l'appui), on aura pas le temps de crier "Chiottes !" dans la langue de Shakespeare quand ça pètera avant d'être noyé, recouverts, réchauffés puis refroidis.
La présentation s'achève avec quelques anecdotes sur les précédentes catastrophes et sur la mention bienveillante "Be prepared.". A faire quoi du coup, on ne sait plus trop.

On quitte la salle un peu comme tout le monde, un sourcil levé, l'air pensif, en se demandant ce qu'on fout précisément sur ce lieu en fait.

En espérant que les volcans soient aussi adeptes de la procrastination que nous.

Demain sentira le kiwi ou ne sera pas !


Robin et Elodie 

Petit séjour de trois jours à Paris pour débuter le voyage.


Tarif très abordable et accueil chaleureux chez Kevin et Elodie's Guesthouse. N’hésitez pas si vous passez dans le douzième arrondissement. Petites sorties sympathiques et derniers "au revoir" au programme.
Orage et ciel gris à souhait pour nous faire comprendre qu'il est temps de dégager du plancher de cette belle capitale et de quitter son architecture historique noyée dans un gris à perte de vue.
On dirait l'incarnation pessimiste d'une ville futuriste type. Une foule de gens déprimés passant la journée dans des tunnels, respirant de l'air-en-conserve®, grâce à un travail qui leur fait éviter consciencieusement un soleil de toutes façons masqué par un mélange de brume et de pollution. Et je ne parle pas de la couche gras flottant dans l'air qui rend une excursion de deux heures comparable à une bonne baignade dans une piscine remplie de couennes de jambon.

Bref, à Paris il fait gris.


A l’aéroport tout est enfantin.
On présente un bout de papier prépayé sur Internet, on s'enferme dans une grosse boite bizarre qui secoue et clignote quand toute grosse boite de bonne famille se doit de secouer et clignoter.
On dort, on se réveille pour manger (5 fois en 4 heures parce qu'on le vaut bien), on se rendort, on ronfle ce qu'il faut pour le folklore, on débarque, on rembarque, on refait la même et on arrive.

Trop simple. Trop facile.

On pourrait débarquer dans n'importe quel coin où figurerait un panneau "Nouvelle Zélande", on y verrait que du feu. D'ailleurs, pas dupes, nous décidons que nous ne serons pas en Nouvelle Zélande tant que nous n'aurons pas vu de nos yeux un kiwi en chair et en plumes.
D'ici là nous nous retrouvons dans une ville curieuse qui ressemble à peu près à un peu tout. Un mix de maisons de banlieue Américaines et leur gazon tondu à la perfection en tout temps, toute circonstance, une concentration de Japonais impressionnante, des magasins de sushis, de cookies, de donuts et d'hamburgers à tout coin de rue. Le tout parsemé de parcs abritant de grands arbres parfois poilus et ayant des racines au bout des branches (tout est à l'envers dans l'hémisphère sud).

Et deux jeunes Français qui débarquent avec un plan d'action exceptionnellement étudié et anticipé, pas capables de tourner la tête deux fois d'affilée du bon côté pour traverser (merci la conduite à gauche). L'un s'amusant au passage avec une sinusite de bonne compagnie et l'autre profitant de la sieste du premier pour digérer les 1182ml de coca cola du verre fourni lors du repas de midi.

Mais pas d'inquiétude, Kiwi vient à point à qui sait attendre.


Robin et Elodie