vendredi 4 avril 2014

Roadtrip d'Auckland à Queenstown


A peine nos deux tourettants déposés à l'aéroport, nous repartons en roadtrip.
Direction : le sud ! Oui, notre feuille de route néo-zélandaise fait preuve d'une extraordinaire logique. Mais on des gens comme ça, nous. On se laisse porter par le vent et les opportunités qu'il dépose devant nous.
Bref, niveau organisation, le seul mot d'ordre c'est « pas de plan, de toute façon quand on en fait, on arrive pas à les tenir ». D'où notre parcours que l'on pourrait qualifier de funky.

Nous repartons d'Auckland, plein de nouveaux vêtements pour venir remplacer leurs congénères troués. Vive les friperies !
Direction Raglan pour rejoindre Kevin et Elo (oui, une autre Elodie. Ça va être dur...). Le but : réunir tout le Master 2 Communication promo 2012 en Nouvelle-Zélande.
Arrivés à Raglan, on s'incruste dans une leçon de surf au dernier moment, en route pour rider sur l'océan.
Nous sommes tellement bons que nous avons (presque) tous réussi à nous lever sur notre planche. Elo Choisy a préféré la méthode « sur les genoux », pas mal non plus. S'il y avait eu un tapis sur la planche Allah aurait été comblé.
Fiers de nos exploits de la veille, nous décidons de relouer une planche pour la journée histoire de savourer les joies du surf par nos propres moyens (trop facile, on est trop bons,  pas besoin de leçon, on est au dessus de tout ça).
Résultats de cette journée : le surf c'est vachement plus dur quand on doit faire face à de vrais vagues et quand on loue une planche moins « paquebot ». On recule de 5 mètres dès qu'une vague arrive, on se tape les orteils sur les cailloux et on passe bien plus de temps sous l'eau que sur la planche.
On comprend sur les coups des 3 heures de l'après-midi qu'une fois les vagues calmées par la marrée basse on pourra retourner dans les vagues avec un minimum de dignité. Ouf ! Nous pouvons aller rendre notre planche en roulant des mécaniques, l'honneur est presque sauf.

Cambridge

Nous continuons notre descente en passant par Cambridge où nous nous sommes baignés dans une rivière d'un bleu profond surprenant grâce à la pureté de son eau. Pure, peut-être, mais pas chauffée. On s'est habitué aux hotpools naturelles nous ! Il fallait donc être un petit peu atteint du ciboulot pour y mettre un doigt de pied, du coup les seuls à avoir réellement fait un plouf sont Kevin et Elo Martin, en toute logique.
Nous continuons notre périple par la visite des « Waitomo Caves ». Les formations rocheuses et autres stalagmites / stalactites sont magnifiques, le tout sur plafond de vers luisants (qui, à ce qu'on apprend, ne sont pas luisants eux mêmes mais produisent de petites crottes phosphorescentes. Gaspard va être aux anges). Super visite.

Waitomo Caves
Prochaine escale à New Plymouth.
Nous arrivons donc dans le Egmont National Park pour la nuit, au pied du volcan Taranaki (Mount Taranaki pour les non-intimes). Etant donné que c'est la seule montagne du coin, dominant sur un par-terre de terrain plat, on se dit qu'il doit vraiment y avoir une vue sympa de là haut. Programme du lendemain bouclé donc.

Réveil 6h30. Les volcans nous manquaient, nous décide donc d'en escalader un. Escalader puisque la pente fait repasser du stade bipède à quadrupède illico.
Bon. On a rien contre les volcans mais 6h30 c'est pas possible. De toutes façons il y a trop de vent, il fait froid, on voit même pas à 50 mètres à cause du brouillard, il y a peut être des mouches, on a plus de Nutella, pas sûr qu'il reste des chaussettes assorties et accessoirement, un peu la flemme de sortir du lit.
Une belle brochette de marcheurs partent sans nous, nous abandonnant durement dans nos lits douillets au chaud. Quel dommage.
On se réveille 4 heures plus tard et comme le temps semble s'être dégagé, on lance nos chaussettes sales contre le van, on enfile celles qui ne restent pas collées et c'est parti.
Au programme, 6,3 kms pour l'aller. Tranquille. 1 600m de dénivelé positif sur les 4 derniers kilomètres. Moins tranquille. Mais qu'importe on a du poulet en boite et des pommes. On aurait eu des bananes, l'Everest était à nous.

Mount Egmont track
Pour faire simple, au début ça monte. Ensuite, toujours en montant, on croise les randonneurs partis dès potron-minet redescendant groupe par groupe, secoués par le gros vent là haut, trempés par la pluie et l'humidité des nuages qui empêchent de voir à plus de 10 mètres, glacés par les -9°, dégoûtés de ne pas pouvoir monter au sommet dans ces conditions où de toutes façons, ils ne verraient rien.
On veut pas savoir, c'est sûrement un complot de la Société-des-Gens-qui-se-lèvent-tôt pour nous empêcher d'arriver au sommet.
Par la suite, surprise ça monte.
On arrive à la fin du sentier tracé, à nous les balises. On peut considérer que jusque là, c'était plat vu ce que ça donne maintenant dans la poussière et les pierres volcaniques. Les garçons ont des étoiles dans les yeux, gonflés à la testostérone : « j'aurai le sommet de ce volcan, je l'aurai. On s'est pas levé à l'aube de 10h pour ne pas arriver en haut ! ». Et les filles sont un peu plus frileuses, l'une abandonnera l'ascension à 200m du sommet et jouera au caillou pendant l'heure suivante, l'autre développera une obsession pour ses nouveaux dieux, les morceaux de bois peints plantés dans le sol que d'autres personnes plus saines d'esprit appellent « balises ».
Défi réussi, une vue époustouflante au dessus des nuages nous attendait en haut mais nous sommes tout de même heureux de retrouver le plancher des vaches, du moins un plancher à un angle raisonnable pour retrouver l'usage normal de nos membres d'homo-sapiens-sapiens-flemardus.

Mount Egmont Summit

Après quelques plages, et quelques passages par des jardins d'enfants (on vous a déjà dit que les jardins d'enfants sont géniaux ici : tyrolienne, bateaux de pirates etc.) nous nous retrouvons déjà à Wellington. Nous retournons au Te Papa Museum, super musée interactif qui vaut le détour si jamais vous vous retrouvez un jour à Wellington.
Une petite bière sur les quais et on embarque à 1h30 du matin sur le ferry pour retrouver nos terres du sud que nous aimons tant. Le nord à beau avoir des paysages atypiques et différents tous les 50kms, le charme des montagnes du sud n'est pas dégueulasse non plus. Nous quittons donc la civilisation pour retrouver une île aux stations-essence éparpillées tous les 120kms et aux villes peu courantes.

Wellington
Cette fois, c'est la côte ouest que nous parcourons.
Au programme, la fameuse Abel Tasman Track et ses plages de sable fin, les glaciers Fox et Franz Joseph et la Copland Track avec en récompense à la fin de la randonnée des hotpools naturelles avec vue sur les sommets des alentours. Il y a pire comme vacances, on vous l'accorde. On finit notre roadtrip par les finales nationales de rodéos à Wanaka et nous revoilà à Queenstown. Petit détour par le Ferg Burger évidemment et c'est ici que notre route se sépare de celle de Kev et Elo.
Il faut bien redescendre sur terre de temps en temps, objectif suivant : trouver du boulot dans la région !

Rodéo à Wanaka

Nous retrouvons donc nos vignes avec bonheur pour la récolte. 5 jours de travail, pas mal de « Where are you from ? », de jus de raisin, de grappes goûtées (pour la conscience professionnelle) et de sauvetages de perce-oreilles qui ne voulaient pas finir labellisés en Vin bio.
On ajoute une équipe au top et la mère du manager qui prépare des tonnes de friands, cupcakes et cookies pour la pause de 10h et c'est le pied.

Mouton-Chien
On se pose dans un Criket Club aménagé en camping super cheap rempli de hérissons, d'un mouton-chien, de truites qui galèrent à remonter le ruisseau et de lapins à foison. Pour compléter le tableau dans la même branche, le manager est «abatteur » freelance.
En gros ça donne un vieux camion type 25m3 avec une poulie un peu rouillée à l'arrière, un cochon grouikant rentre dedans, il ressort en Fleury Michon. Pas très sexy.
Après ça il est très gentil et de bonne compagnie, il vient nous voir toutes les 20 minutes pour savoir si on a payé. On lui explique et lui montre l'étiquette qu'il nous a donné quelques minutes plus tôt, un petit « Ah oui c'est vrai j'ai oublié », et enfin un « Pas de soucis. A dans 20 minutes. »

A 22h30 tout le monde doit être dans les véhicules et plus de bruit ni lumière dehors.
A 22h29 max c'est fait.
Pas envie de visiter l'intérieur du camion.

On saute dans Allan et nous voici maintenant à Queenstown pour le Queenstown Bike Festival !
Au programme, participer à l'organisation de la bête.
Une semaine d’événements autour du vélo (descente, descente marathon, tour du lac énorme, slopestyle, course d'obstacle sur des vélo d'enfant dans des pubs avec un verre de bière à la main...). Du sérieux.

On est plutôt impatients de travailler sur la descente marathon du dernier jour où les pilotes se font monter en hélicoptère sur un sommet pour se tirer la bourre sur un parcours descendant à fond les ballons, le tout dans un décor de rêve.

Va falloir patienter jusqu'aux photos !

Pour Plus de Photos du roadtrip : Cliquez ICI 

Robin et Elodie 

jeudi 13 mars 2014

Legrand Roadtrip - De Christchurch au Northland




Bonne résolution 2014 : arrêter les vignes. Le pinot noir et ses copains ne sont pas bon pour la santé.
On quitte le vignoble, nos chouettes collègues de boulot, nos supers proprios (Sandy et Colin), les chiens, les lapins, les biquettes et les hérissons (ca mériterait quelques larmes) pour retourner dans le NORD.

Elo et Allan - Le grand amour
Nous nous équipons de nos nobles destriers, Allan et Peggy, et partons à la découverte de la cote nord-est de l'île du sud, du centre de l'île du nord et de l'extrême nord du la Nouvelle-Zélande.
Notre mission : parcourir la terre au long nuage blanc (Aotearoa) pour retrouver la trace de deux tourettants. D'après nos informations l'un serait moustachu et l'autre collectionnerait les cailloux pour les peindre et les revendre à d'autres gens qui aiment aussi les cailloux.

Vignobles de 1000 hectares - Blenheim
Commençons par le début de cette aventure. Nos deux "héros", c'est à dire, nous, bien-entendu, partent vers la première ville loin des vignobles : Kaikoura. Au programme, et biiien, pas grand chose. Nous nous contentons de siestes le long de l'océan et de quelques tentatives de trempettes. Il ne faut pas commencer notre quête trop vite, on ne voudrait pas risquer le claquage. Après quelques jours de repos bien mérités, nous partons à la recherches des adaptes de saucisson vers Blenheim. Arrivés à destination, BAM choc psychologique extrême, crise de paranoïa : nous nous retrouvons face  à des vignes.... Des vignes PARTOUT. 
Trop d’angoisses viticoles nous obligent donc à migrer vers le nord de l'île du sud pour trouver dans la petite ville de Picton, d'autres plages où reposer nos neurones, les doigts de pieds en éventail.

Fjords de Picton

Le repos c'est bien beau, mais il va bien falloir remonter dans le l'île du nord pour trouver nos frenchies. En route pour Taupo !
On retrouve l'île du nord que nous avions parcouru beaucoup trop vite la première fois. Au passage on récupère nos Tourettants et direction les hot pools de Taupo. Lorsque nous arrivons sur place, nous nous trouvons, comme prévu face à un troupeau de mi-hommes mi-phoques agglutinés à la sortie de la source d'eau chaude.
Nous décidons de ne pas faire comme tout le monde, remontons le long de la source pour trouver un coin peu plus tranquille. Essai infructueux : impossible de tremper un orteil sans se transformer en barbecue géant. Conclusion, nous sommes repartis barboter parmi nos congénères, après tout c'est sympa de se sentir "phoque".

Famille Legrand  : interprétation personnelle du Haka - Taupo - Hot Pools

Sommet du Tongariro - vue sur le Mont Ngauruhoe
Prochaine destination : le parc national du Tongariro. Au programme : rando sur le volcan. S'offrent à nous des vues splendides sur les cônes, des lacs de souffre, de la terre fumante. Un vrai régal, on ne fera pas de réclamation au SAV de la Nouvelle-Zélande, on nous vend des volcans, on a des volcans, le pied !
 On se retrouve face à la montagne du destin du Seigneur des Anneaux, on comprend Peter Jackson, le volcan Ngauruhoe (cf. Photo ci dessus) a vraiment la gueule de l'emploi.
Parce qu'on en a jamais assez, nous repartons vers le nord à Rotorua, "LA" zone volcanique de la NZ. Difficile de ne pas se rendre compte de l'activité volcanique dès qu'on entre dans la ville, une odeur d’œuf dur s'incruste dans nos naseaux, y'a pas de doute, on ne s'est pas trompé d'endroit, on est bien à Rotorua. Après avoir fait "mumuse" avec un hérisson paresseux, nous partons à la découverte des merveilles volcaniques. Geysers, lacs d'arsenic, de souffre, d'anti-moine et j'en passe, des couleurs surréalistes, une fois de plus on n'est pas déçu.

Palette du peintre - Rotorua

Haïku track - Kati Kati
Nous remontons vers le nord, direction la Bay of Plenty et le Coromandel. Deux semaines loin de l'océan,ça fait beaucoup pour des gens qui visitent une île. Après quelques ballades à marrée basse le long du Pacifique et une cure d'avocats carabinée, nous découvrons la ville de Kati Kati et ses fresques à chaque coin de rue. Les habitants de cette petite ville on décidés de peindre des fresques murales, pour représenter l'histoire et la ville dans leur petite bourgade. On peut également y trouver une des plus grandes collections de Haïku de Nouvelle Zélande... Nous manquons peut -être de philosophie mais nous en avons conclut, qu'il valait mieux laisser la pratique de cette art aux japonais.

Nos esprits recentrés sur nous mêmes grâce à un effort intense pour comprendre les poèmes du soleil levant, nous décidons de retourner faire les phoques dans le Coromandel. Ça, on comprend mieux.
Cette fois, au lieu de s'agglutiner à l'embouchure d'une rivière, il faut sortir sa pelle (où des assiettes en plastiques dans notre cas) pour creuser son trou sur la plage.
Au passage, on se fait l'une des attractions du coin : la Cathedrale Cove, une plage de sable fin où l'océan s'est amusé à faire des trous dans des cailloux. Et nous, on aime bien les cailloux.

Cathedrale Cove - Coromendel

Tane Mahuta - Kauri Forest Northland
Nous continuons notre remontée par la cote Est et retournons dans le Northland, premier bout de pays que nous avions visité à notre arrivée en Nouvelle-Zélande, 8 mois plus tôt.
Notre première visite dans le Northland était en hiver, on peut donc profiter cette fois de ses belles plages, à coup de kayak dans la Bay of Islands et de chasse aux crabes sur la Ninety-Mile Beach.
Nous redécouvrons aussi les arbres géants néo-zélandais : les Kauris, le dont le célèbre Tane Mahuta, que nous avions évoqué dans l'article "Derniers tours de piste sur Auckland et l'aventure commence !" au mois de juillet.

Le père de la forêt est toujours aussi impressionnant, on ne s'en lace pas.

Trois semaines se sont écoulées depuis que nous avons retrouvé nos Tourettants, déjà. C'est donc ainsi que s'achève notre road-trip avec les Legrand.
Deuxième terrible nouvelle, nous avons du nous séparer de Peggy. Nos routes se séparent douloureusement. Mais on a checker, Aurélie sa nouvelle priopriétaire en prendra grand soin, nous en sommes persuadés.

Pour plus de photos cliquez ICI.

Au programme du prochain article : nouveau roadtrip ou le M2COM* en Nouvelle-Zéalande.



*M2COM : Master 2 Communication, IAE de Nice Promo 2011-2012

Robin et Elodie.

samedi 1 février 2014

NOUVELLE VIDEO ! Pour vivre heureux vivons couchés

Ça y est, nous faisons notre skydive. 3h de route, nous arrivons dans la cambrousse et nous garons Allan entre les moutons et squelettes d'avions en pièces.
On monte dans un tout petit avion à 1 place, assis derrière le siège du pilote. Pas bête le choix de l'avion d'ailleurs. Ça décide à sauter plutôt qu'à rester pour atterrir dedans.
Les moniteurs sont très sympas, on a un casque digne de Satanas et Diabolo dans les Fous du volant, on entend rien avec, les moniteurs nous parlent et on comprend rien, on répond à côté, on fait des blagues, ils comprennent pas, tout est normal jusque là.
Direction 12 000 pieds soit 3660 mètres.

Pour être francs on avait déjà prévu ce que l'on voulait écrire sur le petit coup de stress avant saut. Comme quoi la logique infaillible de Robin soutenant qu'il est bien plus sécurisant de tomber d'un avion que d'un pont s'effritait. Qu'il réalisait qu'au fond, refuser de sauter de 43 mètres pour en sauter 3600 c'était un peu bête, et qu'Elodie trouvait la différence de hauteur un peu grande pour son deuxième saut.
Mais non. Ça ne fait pas plus peur que ça en fait.
Juste une petite partie du cerveau qui dit, lorsque la petite porte de l'avion s'ouvre, "Tiens c'est un peu con de sauter d'un truc capable d'atterrir. Y a qu'à rester dedans ?...".
Suivent les 45 secondes les plus rapides, dans tous les sens du terme, de cette nouvelle année.
En résumé, très court, très cher, très sympa ! Parfait pour débuter une nouvelle année.

Test suivant sur notre protocole de découverte de la Nouvelle Zélande : perdre sa caméra embarquée Go Pro dans l'océan pendant une session de surf.
Et ça se tient. On nous rabâche que les déchets jetés à la mer arrivent chez les pingouins. Il y a justement des pingouins ici donc en théorie, ça doit revenir.
Armes de notre logique on fait quelques tours de nuit sur l'immense plage dans l'espoir de la retrouver. Ce sera finalement quelqu'un qui trouvera la caméra après une nuit passé à la belle étoile (de mer), la donnera à l'équipe du camping qui regardera les vidéos et  reconnaîtra Robin entre la sortie de la douche et les pancakes. CQFD.
On en profite aussi pour faire de la chasse aux hérissons qui se trouvent partout pour leur donner des légumes et de la feta dont ils n'ont strictement rien à faire.

L'année 2014 commence définitivement bien !


Vidéo du Skydive - ENJOY : 


Robin et Elodie

samedi 4 janvier 2014

Merry Christmas et bonne année !


Vous vous doutiez bien qu'il nous fallait vous écrire un petit mot pour vous souhaiter de très bonnes fêtes !

Je ne vous cacherez pas que nous voulions aussi nous la jouer à la "Noël dans l'hémisphère sud, tu as la classe ou tu l'as pas".  Et oui, nous avons décidé de plonger dans le cliché bien lourd, du "on est sur la plage, on fait du surf pendant que vous vous gelez". Et non, on ne se sent même pas coupables.
On a passé le réveillon de Noël à (tenter de) faire du surf, à chasser des hérissons qui se trouvent partout pour leur donner des légumes et de la feta dont ils n'ont strictement rien à faire.


Et celui du Nouvel An à faire du body board dans de bonnes vagues kiwis. Et puis un peu à dormir aussi. Après tout, on dit bien pour vivre heureux vivons couchés?


On continue nos expérimentations Kiwitiennes, quitte à ce que le récit de nos petites aventures semble un peu décousu :
On commence la journée en fermiers de campagne, pour la finir recouverts de de chiots, avant de changer d'idée pour aller tenter d'accrocher notre caméra sur une biquette puis de finir en tirant des pigeons d'argile au shotgun (entre nous, ils ressemblaient pas du tout à des pigeons...).



On s'amuse aussi pas mal dans le rôle de soixante-huitards romanichels, au choix, dans notre superbe maison / van Allan en âge de voter et de boire de l'alcool du haut de ses 24 ans et des poussières. Sillonants les routes à la recherche d'un endroit pénard où passer la nuit en free camping, malheureusement pas très autorisé ici à cause des déchets. La meilleure cachette étant la moins difficile à trouver, on installe notre maison en pleine ville. Comble du luxe, quand on roule assez longtemps, vu que le moteur est sous les sièges et que c'est une propulsion, on a le chauffage par le sol pour le même prix.

On s'essaye aussi à la spéléologie. Cela se résume par un tunnel de 600m de long creusé par la rivière qui y coule. Ca donne 45 minutes de fun, beaucoup de "Oh $*µ§ c'est froid !", quelques galères pour grimper les petits cascades sous-terraines avec le débit d'eau, des orteils gelés, quelques bouteilles de cidre pour se réchauffer après coup et un très bon souvenir.

Notre protocole de découverte de la Nouvelle Zélande impliquait également de perdre sa caméra embarquée Go Pro dans l'océan. Voilà qui est fait. Et ça se tient. On nous rabâche que les déchets jetés à la mer arrivent chez les pingouins. Il y a justement des pingouins ici donc en théorie, ça doit revenir.
Armés de notre logique on fait quelques tours de nuit sur l'immense plage dans l'espoir de la retrouver. Ce sera finalement quelqu'un qui trouvera la caméra après une nuit passé à la belle étoile de mer, la donnera à l'équipe du camping dont l'un regardera les vidéos et  reconnaitra Robin entre la sortie de la douche et les pancakes, d'après les images enregistrées du surf. CQFD donc.

Mais un de nos hobbies préféré reste l'expérimentation sur la faune néo-zélandaise, notamment sur les hérissons.

Le drame a commencé à Queenstown. Robin promène le chien la nuit parce que :
1 - La flemme d'y aller avant,
2 – On préférait nettement qu'il fasse ses besoins dehors que dedans, quitte à sortir en pleine nuit.

Et sur le côté du chemin, juste là... un cailloux.
N'importe qui aurait juré qu'il était en forme de hérisson certes, mais dans sa tête à lui il était bien un caillou. Un bon quart d'heure à tenter de le rendre à l'évidence et d'accepter sa destinée de boule-piquante-à-pattes pour laisser tomber celle de cailloux, en vain. Après ça le chien s'approcha de ce que Robin tripotait, renifla, lacha un petit japement bref puis s'assit fier comme un boeuf d'avoir trouvé un objet digne d'attention, faisant preuve par la même occasion de ce que l'on pourrait appeler une perspicacité rare.
Les tentatives de négociations échouèrent, toutes sans exception. Le cailloux piquant se refusait à faire ce que tout bon cailloux trouverait révoltant : bouger de lui même, pour par exemple abandonner les ahuris qui l'embêtent pour aller se faire une bonne petite bouffe dans un endroit plus cosy.
Du coup, après plusieurs tentatives pour le prendre dans la main et quasiment autant de, je cite "Aïe il pique ce con !", nous observons le cailloux immobile à la maison, dans une boite à chaussures (propres), un bout de salade empalé sur ce qui lui sert de front. Peu passionant serait le qualificatif le plus adéquat pour décrire cette démarche scientifique.
Aussi nous le relâchons quelques heures plus tard (faut dire qu'on l'avait un peu oublié, il nous a presque convaincu avec son obstination) là où on l'a trouvé. Nous renversons la boite, l'héri-lloux descend sur ces pattes et le drame est joué. En toute innocence et sans nous en apercevoir, nous avions profondément véxé dans son égo un hérisson peu satisfait de sa nature profonde.

Nous ne le comprenons que plus tard, de retour d'une visite à la maison de Clothilde, Emilien et Jessica.
50km/h, nuit étoilée, route sinueuse quand tout à coup surgit (NDA : bon il n'a pas vraiment surgit. A vrai dire il est plutôt "resté") Hector, hérisson de son état, probablement un proche du héri-lloux croisé à Queenstown (les hérissons d'ici ont à peu près la même conception de la famille que les Corses, explosifs en moins).
Précisément positionné sur la trajectoire de nos pneus, celui-ci se mis en position finale pour l'attentat suicide. En boule. Et il attendit.
Un bruit de voiture qui explose soudainement, des crissements de pneus qui finissent dans le ravin, un pneu qui éclate, n'importe quoi.
Il s'en est fallu de peu pour que l'attentat réussisse, Elodie arrivant à trouver la pédale de frein avec un seul de ses pieds et en mobilisant l'intégralité de ses facultés.

La deuxième tragédie arriva sur le retour du travail.
Par respect pour la famille et en référence à son teint bronzé, nous appellerons l'intéressé Miguel.
Il s'était posé sur la route chauffée au soleil une centaine de mètres devant nous et promenait son regard hagard de l'autre côté du pâturage.
Lorsque nous arrivâmes à 80km/h il tourna sa tête pour nous regarder dans les yeux. Des yeux qui semblaient exprimer que c'était pas une vie de manger des vers, picorer des broutilles pendant que d'autres s'envoient bières, bacon et chocolat aux amendes.
Ces pupilles semblaient également refléter le fait que Miguel était en train de se creuser les méninges. Qu'il devait faire quelque chose maintenant, de manière plutôt urgente mais qu'il avait un trou de mémoire.
Un "BROUFF" et pas mal de plumes volantes plus tard, nous ne saurons jamais si Miguel était suicidaire, un peu con ou les deux.

Nous continuons nos rencontres animales à Arthur's pass, une réserve située dans un col de montagne aux paysages superbes.
Ceci nous permet de faire enfin connaissance avec les 2 chieurs officiels de Nouvelle Zélande (on est assez tenté d'ajouter la météo, imprévisible à 2h près mais il parait que c'est juste la région et la saison qui veulent ça). Et non, on ne se compte pas dedans.

L'emmerdeur numéro 2 est le Kéa, un bel oiseau endémique qui appartient à la famille des perroquets. Malheureusement un peu trop habitué à l'Homme et malin derrière ses airs de grand
couillon, il décroche la deuxième place du classement. Absolument pas farouche, il est connu pour chiper les cookies à portée de vue, ouvrir les fermetures éclair et, dans notre cas, s'amuser à faire trampoline en pleine nuit sur le toit du camping car de nos amis Clothilde et Emilien, visiblement tout joyeux du CLANG CLONG CLANG que produit la taule en s'enfonçant et en remontant

La première position revient à la Sand fly, croisement visant à emmerder le concept même d'être vivant. Nous connaissions la mouche habituée au bétail, pas gênée, qui ne pique pas mais s'agglutine en groupe dans des endroits chiants type bord des yeux, oreilles, nez. De même pour le moustique, plus peureux, qui tourne et tourne attendant vicieusement son heure pour piquer et faire gratter.
La Sand fly, c'est les deux pour le prix d'un. Ca donne un truc tout petit et silencieux, pas très réactif, qui met quelques minutes à se rendre compte de la présence d'une cible à ennuyer mais qui après coup, l'enveloppe. Des centaines de "mini-chiants" qui rentrent partout, se collent partout et le pire, piquent bien fort à s'en gratter pendant plusieurs jours.

Nous avons aussi le moustique philosophe. C'est à dire qu'il rentre s'il voit de la lumière mais après il remet en question la démarche à suivre. La journée il reste scotché au mur à méditer sur le sens de la vie, de l'univers et du reste. La nuit il vole en rond près des gens qui dorment en faisant un vague bruit de moustique pas convaincu, se pose dans une oreille ou deux, pique de temps à autre et retourne à son bout de mur pour poursuivre sa profonde réflexion.

Et grande nouvelle ! Nous avons entendu... des kiwis ! Plusieurs fois il semblerait. Mais sans être vraiment au courant au début. Il faut dire qu'ils font un bruit digne d'un croisement entre un mouton et la Castafiore qui nous faisaient plus rigoler qu'autre chose quand il nous réveillait. La prochaine fois, nous essaierons de s'absternir pour ne pas les vexer et les faire fuir.

Prochain article, skydive ! Ou comment se faire lifter le visage en 45 secondes chrono.

Pour plus de photos cliquez ICI 


Robin et Elodie

mercredi 18 décembre 2013

Fin des vacances...




Ca y est, c'est la fin de la glande. Nous rendons nos casquettes de gardiens de maison et de quadripèdes poilus à Pascale et Geoff, de retour de leur vacances en France. Travestisme ou changement de sexe sur le tas, nous découvrons au passage qu'une des chattes était en fait un chat.

Adieu maison toute en baies vitrées avec vue sur le lac dans laquelle on aurait bien passé quelques décennies (histoire d'être sûr de bien comprendre de quel sexe sont finalement les chats dans le coin). Nous avons tout de même eu le temps de tester pas mal de choses, en passant par des hamburgers, des hamburgers, des hamburgers, des glaces, du VTT, du saut à l'élastique, des ballades avec un petit chien qui court partout, des ballades derrière le petit chien qui court partout et qui obéit autant qu'une pelle, du snowboard et de belles randonnées.
Toujours dans ce même élan de découverte, nous tenions vraiment à s'essayer à la joie d'écoper d'une amende. Désir réalisé par un gentleman du képi, qui nous a accordé ce voeu de bon coeur lorsque l'on est passé devant lui un peu plus vite qu'attendu. Pour le coup il était réellement très sympathique et c'est bien dommage que l'on ne puisse se permettre d'entretenir une relation qui, à 300$ l'entrevue, se révelerait sensiblement au dessus de nos moyens.

Nous retournons à Amberley à côté de Christchurch pour travailler dans le même vigneyard que la fois précédente. Sauf que cette fois, on a mal aux jambes et plus aux mains.

 Sans compter que la polaire n'est plus de mise ; on donne tout ce qu'on a pour tenter d'éviter d'aggraver jour après jour la démarcation peau bronzée / peau-blanche-comme-une fesse-de-taupe mais rien n'y fait. On ressemble toujours à des steack mi-cuits.

Nous retrouvons nos amis que vous avez pu apercevoir dans le bestiaire posté la dernière fois, Clothilde et Emilien, Jessica, Shane le super-viseur (pour qui tout est super) et ses deux chiennes, les deux plus enceintes l'une que l'autre. Nous avons déjà prévu de kidnapper astucieusement un chiot d'ici 1 ou 2 semaines en allant les voir chez lui.

Nous retrouvons également nos habitudes. A ce titre, un grand merci Earth Wind and Fire, Tryo et Zebda qui nous ont aidé avec une générosité sans égale à passer le temps dans les vignes.Nous tenons à remercier encore plus particulièrement Georges Brassens  dont on maîtrise maitenant la discographie complète et que l'on appelle désormais affetueusement Georgy. Pas sûr qu'il ait chanté dans le but de divertir des Grenouillards par ces journées où la météo prévoit un emmerdement copieux sans discontinu. S'il l'avait su, cela lui aurait sûrement fait autant d'effet qu'une piqure de moustique sur un rhinocéros moyen. Mais merci tout de même Georgy, change rien.

Ne soyons trop mauvaise langue non plus. On ne s'ennuie pas tant que ca dans les vignes, pour preuve nous prolongeons notre séjour au départ prévu de 1 mois et demi à 3 mois. Nous découvrons chaque jour une canopé qui grandit, des fleurs qui jaillissent des grappes et font naître les grains. Nous nous voyons participer au magnifique cycle de la vie de ces petites plantes qui nous servent du si bon vin. D'ici la fin de notre séjour nous pourrons monter notre propre vignoble en France... Enfin planter des vignes dans notre jardins... pour boire du vin...de framboise... et pour finir à moitié lobotomisé à coup de piquette ! Bonne idée. 

Le vignoble est également lieu de rencontre, on y croise des anglais qui dansent au milieu des rangées de vignes dont la passion est de déposer furtivement des crevettes sur la tête des gens, un allemand philosophant sur les points communs entre une étoile filante et une purée de pomme de terre et une finlandaise épanouie devant de tant de "feuilles sur les arbres".


Mais il n'y a pas que le travail dans la vie et on est bien placé pour le savoir. 

Nous avons enfin réservé notre skydive. Robin s'étant refusé au saut à l'élastique par vertige, et par manque d'intérêt profond pour le suicide du haut d'un pont (encore plus lorsqu'il est organisé de manière à pouvoir le recommencer), il n'a plus trop le choix sur le saut en chute libre.
On verra bien quand on sera dans l'avion, moniteur et sac à dos au dos mais il a déjà le vertige rien qu'à entendre parler du moniteur. Du coup, tous les soirs en rentrant du travail, à vitesse croisière de 80km/h, lunettes de protection à l'appui, il s'entraine par la fenêtre de la voiture.
Si on arrive à tomber convenablement horizontalement, y a pas de raison qu'on n'y arrive pas verticalement.

 

mercredi 9 octobre 2013

Vidéo Bonus !

Ça y est nous repartons sur les routes alors voici une petite vidéo surprise pour résumer Juillet et Août en  image !

Enjoy :