samedi 4 janvier 2014

Merry Christmas et bonne année !


Vous vous doutiez bien qu'il nous fallait vous écrire un petit mot pour vous souhaiter de très bonnes fêtes !

Je ne vous cacherez pas que nous voulions aussi nous la jouer à la "Noël dans l'hémisphère sud, tu as la classe ou tu l'as pas".  Et oui, nous avons décidé de plonger dans le cliché bien lourd, du "on est sur la plage, on fait du surf pendant que vous vous gelez". Et non, on ne se sent même pas coupables.
On a passé le réveillon de Noël à (tenter de) faire du surf, à chasser des hérissons qui se trouvent partout pour leur donner des légumes et de la feta dont ils n'ont strictement rien à faire.


Et celui du Nouvel An à faire du body board dans de bonnes vagues kiwis. Et puis un peu à dormir aussi. Après tout, on dit bien pour vivre heureux vivons couchés?


On continue nos expérimentations Kiwitiennes, quitte à ce que le récit de nos petites aventures semble un peu décousu :
On commence la journée en fermiers de campagne, pour la finir recouverts de de chiots, avant de changer d'idée pour aller tenter d'accrocher notre caméra sur une biquette puis de finir en tirant des pigeons d'argile au shotgun (entre nous, ils ressemblaient pas du tout à des pigeons...).



On s'amuse aussi pas mal dans le rôle de soixante-huitards romanichels, au choix, dans notre superbe maison / van Allan en âge de voter et de boire de l'alcool du haut de ses 24 ans et des poussières. Sillonants les routes à la recherche d'un endroit pénard où passer la nuit en free camping, malheureusement pas très autorisé ici à cause des déchets. La meilleure cachette étant la moins difficile à trouver, on installe notre maison en pleine ville. Comble du luxe, quand on roule assez longtemps, vu que le moteur est sous les sièges et que c'est une propulsion, on a le chauffage par le sol pour le même prix.

On s'essaye aussi à la spéléologie. Cela se résume par un tunnel de 600m de long creusé par la rivière qui y coule. Ca donne 45 minutes de fun, beaucoup de "Oh $*µ§ c'est froid !", quelques galères pour grimper les petits cascades sous-terraines avec le débit d'eau, des orteils gelés, quelques bouteilles de cidre pour se réchauffer après coup et un très bon souvenir.

Notre protocole de découverte de la Nouvelle Zélande impliquait également de perdre sa caméra embarquée Go Pro dans l'océan. Voilà qui est fait. Et ça se tient. On nous rabâche que les déchets jetés à la mer arrivent chez les pingouins. Il y a justement des pingouins ici donc en théorie, ça doit revenir.
Armés de notre logique on fait quelques tours de nuit sur l'immense plage dans l'espoir de la retrouver. Ce sera finalement quelqu'un qui trouvera la caméra après une nuit passé à la belle étoile de mer, la donnera à l'équipe du camping dont l'un regardera les vidéos et  reconnaitra Robin entre la sortie de la douche et les pancakes, d'après les images enregistrées du surf. CQFD donc.

Mais un de nos hobbies préféré reste l'expérimentation sur la faune néo-zélandaise, notamment sur les hérissons.

Le drame a commencé à Queenstown. Robin promène le chien la nuit parce que :
1 - La flemme d'y aller avant,
2 – On préférait nettement qu'il fasse ses besoins dehors que dedans, quitte à sortir en pleine nuit.

Et sur le côté du chemin, juste là... un cailloux.
N'importe qui aurait juré qu'il était en forme de hérisson certes, mais dans sa tête à lui il était bien un caillou. Un bon quart d'heure à tenter de le rendre à l'évidence et d'accepter sa destinée de boule-piquante-à-pattes pour laisser tomber celle de cailloux, en vain. Après ça le chien s'approcha de ce que Robin tripotait, renifla, lacha un petit japement bref puis s'assit fier comme un boeuf d'avoir trouvé un objet digne d'attention, faisant preuve par la même occasion de ce que l'on pourrait appeler une perspicacité rare.
Les tentatives de négociations échouèrent, toutes sans exception. Le cailloux piquant se refusait à faire ce que tout bon cailloux trouverait révoltant : bouger de lui même, pour par exemple abandonner les ahuris qui l'embêtent pour aller se faire une bonne petite bouffe dans un endroit plus cosy.
Du coup, après plusieurs tentatives pour le prendre dans la main et quasiment autant de, je cite "Aïe il pique ce con !", nous observons le cailloux immobile à la maison, dans une boite à chaussures (propres), un bout de salade empalé sur ce qui lui sert de front. Peu passionant serait le qualificatif le plus adéquat pour décrire cette démarche scientifique.
Aussi nous le relâchons quelques heures plus tard (faut dire qu'on l'avait un peu oublié, il nous a presque convaincu avec son obstination) là où on l'a trouvé. Nous renversons la boite, l'héri-lloux descend sur ces pattes et le drame est joué. En toute innocence et sans nous en apercevoir, nous avions profondément véxé dans son égo un hérisson peu satisfait de sa nature profonde.

Nous ne le comprenons que plus tard, de retour d'une visite à la maison de Clothilde, Emilien et Jessica.
50km/h, nuit étoilée, route sinueuse quand tout à coup surgit (NDA : bon il n'a pas vraiment surgit. A vrai dire il est plutôt "resté") Hector, hérisson de son état, probablement un proche du héri-lloux croisé à Queenstown (les hérissons d'ici ont à peu près la même conception de la famille que les Corses, explosifs en moins).
Précisément positionné sur la trajectoire de nos pneus, celui-ci se mis en position finale pour l'attentat suicide. En boule. Et il attendit.
Un bruit de voiture qui explose soudainement, des crissements de pneus qui finissent dans le ravin, un pneu qui éclate, n'importe quoi.
Il s'en est fallu de peu pour que l'attentat réussisse, Elodie arrivant à trouver la pédale de frein avec un seul de ses pieds et en mobilisant l'intégralité de ses facultés.

La deuxième tragédie arriva sur le retour du travail.
Par respect pour la famille et en référence à son teint bronzé, nous appellerons l'intéressé Miguel.
Il s'était posé sur la route chauffée au soleil une centaine de mètres devant nous et promenait son regard hagard de l'autre côté du pâturage.
Lorsque nous arrivâmes à 80km/h il tourna sa tête pour nous regarder dans les yeux. Des yeux qui semblaient exprimer que c'était pas une vie de manger des vers, picorer des broutilles pendant que d'autres s'envoient bières, bacon et chocolat aux amendes.
Ces pupilles semblaient également refléter le fait que Miguel était en train de se creuser les méninges. Qu'il devait faire quelque chose maintenant, de manière plutôt urgente mais qu'il avait un trou de mémoire.
Un "BROUFF" et pas mal de plumes volantes plus tard, nous ne saurons jamais si Miguel était suicidaire, un peu con ou les deux.

Nous continuons nos rencontres animales à Arthur's pass, une réserve située dans un col de montagne aux paysages superbes.
Ceci nous permet de faire enfin connaissance avec les 2 chieurs officiels de Nouvelle Zélande (on est assez tenté d'ajouter la météo, imprévisible à 2h près mais il parait que c'est juste la région et la saison qui veulent ça). Et non, on ne se compte pas dedans.

L'emmerdeur numéro 2 est le Kéa, un bel oiseau endémique qui appartient à la famille des perroquets. Malheureusement un peu trop habitué à l'Homme et malin derrière ses airs de grand
couillon, il décroche la deuxième place du classement. Absolument pas farouche, il est connu pour chiper les cookies à portée de vue, ouvrir les fermetures éclair et, dans notre cas, s'amuser à faire trampoline en pleine nuit sur le toit du camping car de nos amis Clothilde et Emilien, visiblement tout joyeux du CLANG CLONG CLANG que produit la taule en s'enfonçant et en remontant

La première position revient à la Sand fly, croisement visant à emmerder le concept même d'être vivant. Nous connaissions la mouche habituée au bétail, pas gênée, qui ne pique pas mais s'agglutine en groupe dans des endroits chiants type bord des yeux, oreilles, nez. De même pour le moustique, plus peureux, qui tourne et tourne attendant vicieusement son heure pour piquer et faire gratter.
La Sand fly, c'est les deux pour le prix d'un. Ca donne un truc tout petit et silencieux, pas très réactif, qui met quelques minutes à se rendre compte de la présence d'une cible à ennuyer mais qui après coup, l'enveloppe. Des centaines de "mini-chiants" qui rentrent partout, se collent partout et le pire, piquent bien fort à s'en gratter pendant plusieurs jours.

Nous avons aussi le moustique philosophe. C'est à dire qu'il rentre s'il voit de la lumière mais après il remet en question la démarche à suivre. La journée il reste scotché au mur à méditer sur le sens de la vie, de l'univers et du reste. La nuit il vole en rond près des gens qui dorment en faisant un vague bruit de moustique pas convaincu, se pose dans une oreille ou deux, pique de temps à autre et retourne à son bout de mur pour poursuivre sa profonde réflexion.

Et grande nouvelle ! Nous avons entendu... des kiwis ! Plusieurs fois il semblerait. Mais sans être vraiment au courant au début. Il faut dire qu'ils font un bruit digne d'un croisement entre un mouton et la Castafiore qui nous faisaient plus rigoler qu'autre chose quand il nous réveillait. La prochaine fois, nous essaierons de s'absternir pour ne pas les vexer et les faire fuir.

Prochain article, skydive ! Ou comment se faire lifter le visage en 45 secondes chrono.

Pour plus de photos cliquez ICI 


Robin et Elodie

mercredi 18 décembre 2013

Fin des vacances...




Ca y est, c'est la fin de la glande. Nous rendons nos casquettes de gardiens de maison et de quadripèdes poilus à Pascale et Geoff, de retour de leur vacances en France. Travestisme ou changement de sexe sur le tas, nous découvrons au passage qu'une des chattes était en fait un chat.

Adieu maison toute en baies vitrées avec vue sur le lac dans laquelle on aurait bien passé quelques décennies (histoire d'être sûr de bien comprendre de quel sexe sont finalement les chats dans le coin). Nous avons tout de même eu le temps de tester pas mal de choses, en passant par des hamburgers, des hamburgers, des hamburgers, des glaces, du VTT, du saut à l'élastique, des ballades avec un petit chien qui court partout, des ballades derrière le petit chien qui court partout et qui obéit autant qu'une pelle, du snowboard et de belles randonnées.
Toujours dans ce même élan de découverte, nous tenions vraiment à s'essayer à la joie d'écoper d'une amende. Désir réalisé par un gentleman du képi, qui nous a accordé ce voeu de bon coeur lorsque l'on est passé devant lui un peu plus vite qu'attendu. Pour le coup il était réellement très sympathique et c'est bien dommage que l'on ne puisse se permettre d'entretenir une relation qui, à 300$ l'entrevue, se révelerait sensiblement au dessus de nos moyens.

Nous retournons à Amberley à côté de Christchurch pour travailler dans le même vigneyard que la fois précédente. Sauf que cette fois, on a mal aux jambes et plus aux mains.

 Sans compter que la polaire n'est plus de mise ; on donne tout ce qu'on a pour tenter d'éviter d'aggraver jour après jour la démarcation peau bronzée / peau-blanche-comme-une fesse-de-taupe mais rien n'y fait. On ressemble toujours à des steack mi-cuits.

Nous retrouvons nos amis que vous avez pu apercevoir dans le bestiaire posté la dernière fois, Clothilde et Emilien, Jessica, Shane le super-viseur (pour qui tout est super) et ses deux chiennes, les deux plus enceintes l'une que l'autre. Nous avons déjà prévu de kidnapper astucieusement un chiot d'ici 1 ou 2 semaines en allant les voir chez lui.

Nous retrouvons également nos habitudes. A ce titre, un grand merci Earth Wind and Fire, Tryo et Zebda qui nous ont aidé avec une générosité sans égale à passer le temps dans les vignes.Nous tenons à remercier encore plus particulièrement Georges Brassens  dont on maîtrise maitenant la discographie complète et que l'on appelle désormais affetueusement Georgy. Pas sûr qu'il ait chanté dans le but de divertir des Grenouillards par ces journées où la météo prévoit un emmerdement copieux sans discontinu. S'il l'avait su, cela lui aurait sûrement fait autant d'effet qu'une piqure de moustique sur un rhinocéros moyen. Mais merci tout de même Georgy, change rien.

Ne soyons trop mauvaise langue non plus. On ne s'ennuie pas tant que ca dans les vignes, pour preuve nous prolongeons notre séjour au départ prévu de 1 mois et demi à 3 mois. Nous découvrons chaque jour une canopé qui grandit, des fleurs qui jaillissent des grappes et font naître les grains. Nous nous voyons participer au magnifique cycle de la vie de ces petites plantes qui nous servent du si bon vin. D'ici la fin de notre séjour nous pourrons monter notre propre vignoble en France... Enfin planter des vignes dans notre jardins... pour boire du vin...de framboise... et pour finir à moitié lobotomisé à coup de piquette ! Bonne idée. 

Le vignoble est également lieu de rencontre, on y croise des anglais qui dansent au milieu des rangées de vignes dont la passion est de déposer furtivement des crevettes sur la tête des gens, un allemand philosophant sur les points communs entre une étoile filante et une purée de pomme de terre et une finlandaise épanouie devant de tant de "feuilles sur les arbres".


Mais il n'y a pas que le travail dans la vie et on est bien placé pour le savoir. 

Nous avons enfin réservé notre skydive. Robin s'étant refusé au saut à l'élastique par vertige, et par manque d'intérêt profond pour le suicide du haut d'un pont (encore plus lorsqu'il est organisé de manière à pouvoir le recommencer), il n'a plus trop le choix sur le saut en chute libre.
On verra bien quand on sera dans l'avion, moniteur et sac à dos au dos mais il a déjà le vertige rien qu'à entendre parler du moniteur. Du coup, tous les soirs en rentrant du travail, à vitesse croisière de 80km/h, lunettes de protection à l'appui, il s'entraine par la fenêtre de la voiture.
Si on arrive à tomber convenablement horizontalement, y a pas de raison qu'on n'y arrive pas verticalement.

 

mercredi 9 octobre 2013

Vidéo Bonus !

Ça y est nous repartons sur les routes alors voici une petite vidéo surprise pour résumer Juillet et Août en  image !

Enjoy :



jeudi 3 octobre 2013

Queenstown ou le Paradis sur Terre

Sur la route de Queenstown

Après avoir discuté avec Jérémy sur Auckland, nous avions appris que Pascale et Geoff organisaient plusieurs événements sportifs à Queenstown.
Un petit mail pour proposer notre aide sur l'organisation de ces derniers et nous voici invités chez eux pour garder leur superbe maison lors de leur vacances en France pour un peu plus d'un mois.


Nous découvrons un couple Franco-Kiwi et leur fille Nevada adorables et super ouverts, amoureux de Queenstown, le temps des derniers préparatifs pour leurs vacances apparemment bien méritées.

Nous les déposons à l'aéroport au matin et nous voici dans une belle maison tout en baies vitrées qui donnent sur le grand lac de Queenstown situé quelques mètres en dessous du jardin, entouré de montagnes blanches.

Nous sommes tout de suite tombés sous le charme de la maison et de ses habitants ainsi qu’impressionnés par la confiance qui nous est accordée. Nous voilà gardiens en chef de leurs biens et de grands manitous intérimaires de la secte du Poil, composée de Bloom, Pebble et Sky ; respectivement petite chienne toute mignonne de 2 ans (et accessoirement la plus poilue), chat plus grand que le chien qui aime occuper son temps à tester les sieste sur tous les canapés / fauteuils / lits à disposition et chatte plus indépendante. Pâté, croquettes, raton-laveur en peluche qui fait Coui-Coui, balade-à-caca-canin. Voilà pour le briefing.


Pebble - force brune


Bloom - force poil


Skye - force tranquille





La ville est superbe, sorte de village de station de ski qui a grandi avec le temps. Refuge des sports de montagne, aquatiques d'extérieur et d'aventure en général.

Si nous devions résumer cette ville, gras et sport seraient adaptés. Cela semble pourtant contradictoire et pourtant les Néo-Zélandais ont réussi à allier les deux.

Vue du sommet de la Gondola
Commençons par le gras. nous pensions avoir trouvé le Dieu du lipide à Auckland, plus connu sous le nom de Burger Fuel. C'était avant de découvrir que Lucifer se cachait en réalité à Queenstown déguisé en Ferg Burger.
Certains s'embêtent à faire des guides touristiques référençant les meilleures randonnées, des activités éveillant l'esprit ou encore des restaurants pour gourmets. Nous avons une proposition : faire le tour de Nouvelle Zélande des Burgers, attractions (presque) principale du pays.


Dès que nous annonçons notre arrivée sur Queenstown à quelqu'un, kiwis et backpackers tous confondus, sa première réaction est généralement "surtout ne passez pas à coté de Ferg Burger". Et cela bien avant les recommandations du genre "super stations de ski et de VTT", "magnifiques randonnées".
Soucieux d'accomplir notre devoir nous avons donc risqué une explosion de nos artères dans ce lieu de culte. Et assommés à coup d'aioli maison, nous repartons conquis par l'idéologie de cette belle secte.
Si la gourmandise est un péché pour les catholiques, il faudrait être un certain type de crétin pour s'y tenir et passer à côté du Ferg. Celui du genre à se prendre un pot en terre cuite sur la tête le matin et à passer l'après midi à scruter le ciel dans l'espoir de récupérer un sucrier.

Les religions chrétienne ou musulmane ont du soucis à se faire car les fidèles sont tous les jours un peu plus nombreux, chaque personne ayant goûtée au délice devenant un messie répandant la bonne parole, vantant les actions héroïques de Saint Bacon et de ses disciples les martyres porcins.

Au niveau sportif, prenez une ville où à n'importe quel saison il est possible de pratiquer des sports d'aventure en plein air. Super spots de ski / snowboard l'hiver et pistes de descente / bike park de rêve en VTT le reste de l'année. Ajoutez à cela quelques sports "aériens" comme le saut à l'élastique, le parapente, le saut en chute libre, un soupçon de sports aquatiques tel le jetski ou le speedboat et vous obtenez Queenstown. Sans comptez les possibilités de randonnées autour du lac Wakatipu, le plus long du pays et de la chaîne de montagnes les Remarkables.




Au programme, barbe, snowboard avec vue panoramique digne d'un décor de théâtre, VTT à fond les gazouillis sur les pistes aménagées au centimètres près, ballades à pattes, slack line, trampoline avec Bloom et saut à l'élastique. J'oubliais la glandouille et les sessions Home cinéma. Et la tentative infructueuse de prise en otage de Bloom pour négocier quelques kilos de Nutella de retour de France.





"Tu bouges, on te rase !"

"Touchez pas à mon Ferg ! "
Premier Bungy !



Autant vous dire que l'idée de s'installer à Queenstown nous passe forcément par la tête.
Il va cependant falloir reprendre la route pour visiter l'île du Sud à la recherche du saint Graal : le kiwi, parcourir quelques Fjords et peut-être croiser la route de quelques pingouins ou lions de mer.

Pour plus de photos cliquez ICI. Elodie, accrochée à un élastique, se jette dans le vide. Ça vaut le détour.




Robin et Elodie

samedi 21 septembre 2013

Hors Série n° 1

Cet article sera un peu différent des précédents. Nous nous sommes dit qu'il serait sympa de vous présenter un peu plus le contexte dans lequel nous évoluons. 
Voici donc le hors-série n°1 concernant les rencontres/faits plus ou moins notables des mois de juillet
et août. 

Enjoy ! 

Robin et Elodie

jeudi 5 septembre 2013

Silence, ça tremble !

Le temps est une notion flexible. Nous avons par exemple 10h de décalage avec la France ici. Mais en même temps 6 mois puisque nous quittons l'hiver lorsque vous quittez l'été. Tout ça pour dire que du coup, sur le blog on est plus à un mois près. Admettons que l'on soit début août donc.

Après deux jours de travail, PAF ! weekend. Parfait.
Nous partons en direction de Christchurch pour y flâner et s'y réapprovisionner en cochonneries diverses et pas très variées.

Un peu spécial.

Tout d'abord nous traversons Belfast.
Au prix d'un effort surhumain nous comprenons que nous ne sommes pas en Irlande mais dans une banlieue homonyme.

Ensuite nous tournons en rond une petite heure, cherchant désespérément le centre ville qui devrait se trouver au bout de notre nez à en croire les panneaux indicateurs. Il n'y a pourtant qu'une immense zone industrielle, zones de travaux, engins de chantiers, sols en gravats et murs en conteneurs type transport de marchandises à la pelle (c'est le cas de le dire).
Au prix du deuxième effort surhumain de la journée (on est pas habitués à en faire autant), nous comprenons que la zone industrielle n'en est pas une.


Les murs de conteneurs maintiennent des façades croulantes mais à conserver, les engins s'affairent à broyer, aplanir, détruire et reconstruire ce qui doit l'être, les parcelles de sols en gravats indiquent les emplacements où se dressait un bâtiment désormais détruit et les zones de travaux sont, pour le coup, vraiment des zones de travaux
Deuxième ville du pays, les scientifiques du coin ont eu la joie de découvrir une faille mal bouchée lors de son réveil pour le moins brutal en 2010. En février 2011, un autre séisme fini les bâtiments fragilisés et se paye le luxe de devenir le deuxième séisme le plus violent depuis celui de 1931 à Napier.
Depuis la faille semble jouer régulièrement au Bâtiment Musical (quand la musique s'arrête mieux vaut être dehors).

Du coup la visite est du genre rapide.


Programme pour les semaines à venir dans le coin : accrocher des branches de vignes sur les câbles tendus à cet effets.

Si tout se passe bien on devrait faire dans les 15 000 pieds de vignes dans le mois. Et nous avons calculé que nous coupons 12 500 fois par jour chacun avec notre fidèle sécateur.
Les plus observateurs remarquerons que ça semble répétitif.
Cela dit le staff est très sympa et les moutons qui naviguent entre les vignes nous tiennent compagnie à coup de « Bêêêh » savament dispensés à des moments clés de la journée.


Que demander de plus ? Du beau temps.

Nous ne sommes d'ailleurs pas obligés de travailler quand il pleut.
Il faut avouer qu'il est plus agréable d'avoir la truffe au vent par une journée de beau temps, à contempler les montagne en arrière plan tout en attachant quelques branches à portée de patte. Le tout en pataugeant gaiement dans une mer de crottes de mouton, un grand sourire béat sur le visage car en train d'admirer la déception à l’état pur aux fond des yeux d'Elodie, sa botte à la semelle éventrée et sa chaussette parfumée au Migon®.
Y a des petits plaisirs comme ça qui agrémentent si bien une journée.
Et encore je ne parle pas du dernier éternuement en date ! Un espèce d'Aaatcha...Kaï ! À la suite duquel on retrouve Elodie bloquée dans une position improbable. Qui d'autre est capable de se faire un lumbago en éternuant ?
Remarquez, Jessica nous a bien raconté qu'elle s'était a moitié assommée sur la table devant laquelle elle était assise en éternuant... Pas mieux.
Bref on s'occupe comme on peut.

Nous avons d'ailleurs débattu d'un bon nombre de sujets sensibles
pour passer le temps. Entre autre "L’ornithorynque est-il le parent du canard et du castor ou leur croisement raté ?", "Qu'avait fumé la première personne à avoir mangé un oeuf de poule ?" et autres réflexions du style :
" - T'imagines, on ne perçoit peut être pas les mêmes couleurs entre être humain en fait ?
-Par exemple le vert de l'herbe là bas tu le vois comment ?
- Plutôt... vert.
- Ah. Pareil."

Mais ça, c'est quand il fait beau.

Quand il pleut ça ressemble des fois un petit peu à l'enfer. Pas l'enfer brûlant peuplé de vilaines créatures rougeâtres, tridents et coups de soleil à la pelle sans avoir la possibilité de mettre de crème solaire. Non.

Le vrai, le réel.

L'enfer des contrariétés.

La fine équipe de Waipara Hills


Ça ressemble à une journée banale au premier abord. Mais petit à petit Elles arrivent lentement, patiemment. Les Contrariétés.

Pas de grandes contrariétés insurmontables non. Justes assez grandes pour ne pas être ignorées et assez petites pour ne se faire qu'à peine remarquer individuellement.
Assez fréquentes pour ne pas se faire oublier et nous  laisser un relan d'humeur de cochon dans un coin de tête sans que l'on sache vraiment d'où il vienne ; assez espacées pour que l'on s'y attente pas.

Oh mais ce n'est pas grand chose. Imaginez.
A moitié endormi vous débutez une nouvelle journée de taille de vignes. La pluie en discontinu altère le peu de motivation pour travailler que vous ont laissé un réveil jugé trop matinal et une prédisposition génétique à la fainéantise.
Arrivé au travail, la journée s'annonce des plus classiques. Erreur. Sans le savoir vous n'êtes dans plus exactement dans la même dimension.
Vous sortez de la voiture et allez vous réapprovisionner en fils de fer. Vous vous baissez pour en prendre une poignée.
Et ça commence.

Votre sécateur tombe.

Bien sûr, c'est normal, ça arrive.

Quelques minutes plus tard vous attachez une branche quand vous entendez celle que vous avez attaché 30 secondes avant casser sans raison, d'un bruit lent, empli de suffisance.
Vous réparez la chose, vos fils de fer tombent au sol. Vous les ramassez, votre sécateur s'accroche dans le premier fil de fer venu.

10 minutes plus tard, vous tapez de la tête un autre fil de fer (ou plutôt, celui ci vous agresse sans raison). Le temps de remettre votre capuche et votre casque pour la musique, vous êtes trempés par la pluie qui ricane doucement au dessus de votre tête.
Vous continuez, vous efforçant de ne pas vous retourner car vous savez très bien que ledit fil de fer cessera son grand sourire mauvais pour  redevenir un fil de fer des plus banals à l'instant même où vos yeux se poseront dessus.

5 minutes plus tard, votre gant reste bloqué contre une branche. Vous tirez pour le dégager et l'autre branche que vous étiez en train d'attacher l'instant d'avant, tordue à 180 degrés, lâche pour venir s'étaler de plein fouets en plein dans votre face.

Bienvenue dans l'enfer des contrariétés.


Pas la peine de tenter de fuir en rentrant chez soi. Vous vous faites un thé, tasse brûlante dans une main, la bouilloire dans l'autre. Une éponge mystérieuse, que vous n'aviez jamais vue avant, tombe délicatement à l'endroit précis où vous  alliez reposer la bouilloire une demie seconde plus tard.

N'essayez même pas d'en finir avec cette journée maudite en allant au lit, vous trouverez très certainement une araignée sur votre oreiller que vous essaierez de mettre dehors lorsque vous glisserez  en marchant  sur l'une de vos bottes crottée , atterrirez sur les fesses dans la plus grosse flaque  d'eau du quartier en vous demandant ce qu'il peut bien se passer aujourd'hui.


C'est au milieu de toutes ces passionnantes péripéties que quatre nouveaux protagonistes entrent en scène. Clotilde et Emilien (Français) ainsi que Jarda et Olga (Tchèques) avec qui nous partons visiter le coin lorsque le soleil est de la partie.


Avant de se livrer à des activités aussi sportives nous nous entraînons à la dégustation de Fish and Chips. Après tout le vendredi c'est poisson dans l'assiette. La tradition ne précise pas s'il peut être pané ou non. Une fois l'estomac suffisamment entraînés nous partons à la découverte de peintures Maori.

Vous pensez probablement qu'il s'agit de peinture datant de quelques milliers d'années ?! Et biiiiien ...... à quelques milliers d'années près, c'est le cas. En fait ils datent d'il y a ~200 ans et, de peur que la peinture perde son aspect original, ont été repeint.

L'aquarelle, le fusain, finit tout ça. Aujourd'hui l'art c'est la glycéro, faut vivre avec son temps.


Le lendemain, direction Sumner Lake.

La théorie est simple, prendre direction Sumner Lake (35kms), continuer jusqu'au bout de la route dont la fin n'est pas goudronnée (gravel road), marcher 10kms pour trouver la source d'eau chaude, sortir le maillot et s'y tremper jusqu'à ce que l'on décide d'aller se faire voir ailleurs.

En pratique, ça donne quelque chose plus près des 80kms que des 35, une gravel road sur plus de la moitié du trajet qui finit sur un chemin trop marqué par le ruisselement de l'eau pour que notre voiture porcine Peggy puisse passer malgré ses quatre roues motrices.
Comme tout cochon qui se respecte elle reste courte sur pattes/roues et à tendance à se frotter d'un peu près au sol en présence de boue.



Nous abandonnons donc les voitures pour continuer à pied.
Au programme : pas de source d'eau chaude, de la course de mouton à gogo (pas si facile que ça d'en attraper un dans un espace ouvert !), un pique nique de chef par Jarda et Olga avec cuisinière et casserole dans le sac à dos, cookies, beau temps et beaux paysages avec quelques échantillons de lacs "miroirs". Et encore un peu de cookies.



Et voilà qu'arrive notre dernière semaine de travail.

Prochaine destination à venir : Queenstown !


Pour plus de photos du coin, de nos têtes poilues et de Peggy, cliquez ICI



Robin et Elodie